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Les oiseaux sont des artistes
Olivier Messiaen venait souvent écouter et noter les chants d’oiseaux en Charente, chez son ami naturaliste et écrivain Jacques Delamain. Celui-ci disait que les oiseaux ont su «parvenir à la pure musique». D’autres compositeurs continuent de s’inspirer de leurs chants
Par Magali Marger Photos J.-L. Le Moigne et F. Cahez - LPO
F. Cahez - LPO
pos de son ouvrage intitulé Pourquoi les oiseaux chantent. Naturaliste et amoureux de la nature, il ne disait jamais : les oiseaux, il disait : les artistes..., ceux qui ont su «parvenir à la pure musique, et du cri, faire jaillir le chant». Ce célèbre ornithologue invitait souvent Olivier Messiaen, compositeur français du XXe siècle, à effectuer des stages en Charente afin de l’aider à parfaire ses connaissances ornithologiques. Le chant des oiseaux est l’un des sons naturels qui a le plus accompagné l’homme. Il a donc tout naturellement été source d’inspiration pour de nombreux compositeurs qui ont su écouter son langage complexe et s’en inspirer plus ou moins librement, le répertoire reflétant l’esthétique et la sensibilité propre à chacun d’eux. Citons, à titre d’exemple, Quand vei la laudeta mover du troubadour Bernart de Ventadour, le Chant de l’Alouette de Clément Janequin, Le coucou de Daquin, et un passage de la Symphonie pastorale dans laquelle Beethoven imite le chant du rossignol (flûte), de la caille (hautbois) et du coucou (clarinette). Mais il faut attendre le génie d’Olivier Messiaen pour qu’un ensemble de pièces soit consacré à cette matière première musicale, le chant des oiseaux. Cette démarche a été suivie par d’autres compositeurs contemporains qui ont su également intégrer dans leurs compositions les chants enregistrés par les naturalistes.
LA BOUSCARLE DE CETTI
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n Charente, la nature ne s’impose pas à l’homme ; il faut aller vers elle, contempler les lignes si douces du paysage et sa lumière, regarder les fleurs, scruter le ciel, prêter l’oreille aux chants, pour comprendre que tout y est discret, comme nos vieilles églises romanes dont les clochers trapus et carrés s’élèvent à peine au-dessus des maisons et qui se blottissent au cœur des villages à patine grise.»1 C’est sur les bords de la Charente, dans sa propriété la Branderaie de Gardépée, que Jacques Delamain rédigeait le 29 février 1928 l’avant-pro-
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Il faut imaginer Olivier Messiaen sur les bords de la Charente, caché dans les roseaux, jumelles au cou et bloc-notes à la main, notant à l’échelle h u m a i n e mais avec rigueur le chant d’une b o u s c a r l e qui sera repris dans Catalogue d’oiseaux, vaste cycle d’œuvres pour piano dont chaque composition est le résultat de plusieurs séjours dans une province française. «Derniers jours d’avril. Saint-Brice, La Trache, Bourg-Charente, les bords de la Charente et ceux du Charenton (petit bras de rivière). L’eau verte reflète les saules et les peupliers. Tout à coup,
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une voix éclate avec violence dans les roseaux ou les ronces : c’est la bouscarle, petite fauvette rageuse et invisible. La poule d’eau caquette. Une flèche bleue verte scintille au ras de l’eau : le martin-pêcheur passe, avec quelques cris aigus, et colore le paysage.»2 Messiaen s’attache autant à transcrire le chant de l’oiseau que son plumage ou le paysage dans lequel il évolue : atteint de synopsie (maladie rare qui fait entendre les sons en couleurs), il a cette capacité à décrire les mille nuances de couleur du plumage ou du paysage par l’emploi d’accords propres à son langage musical. Reconnaître le chant d’une espèce dans la musique de Messiaen n’est pas toujours simple pour un ornithologue expérimenté et si celui de la locustelle tachetée est facilement identifiable, d’autres sont beaucoup plus complexes.
UN MARAIS DE LAPONIE EN DIRECT
On doit à un compositeur finlandais, Einojuhani Rautavaara, un concerto pour oiseaux et orchestre écrit en 1972. L’originalité de Cantus Arcticus se situe dans le remplacement du traditionnel soliste par une bande magnétique enregistrée par le compositeur lui-même dans le marais de Laponie. En alternance avec les passages d’orchestre, le compositeur nous fait écouter en direct un paysage sonore nordique : ainsi s’instaure un dialogue entre des oiseaux réels (courlis cendré, alouette hausse-col, cygnes migrateurs) et des oiseaux fictifs imités par des instruments à vent (flûtes, clarinettes, hautbois, cors, bassons). La structure de cette pièce est bien celle d’un concerto : le premier mouvement évoquant l’automne, période de migration, le deuxième pouvant suggérer la tristesse du marais silencieux et désert, et le dernier chantant le printemps avec le retour des cygnes. En composant cet élégant portrait d’un paysage naturel géographiquement bien défini, le compositeur, bien qu’ayant recours à l’électronique, a su rester fidèle à une tradition musicale finlandaise, très proche de la nature et des mythes nordiques.
L’HYPOLAÏS ICTÉRINE STOCKÉ SUR BANDE
d ’ o i s e a u x réels rivalisent avec des chants d’oiseaux fictifs, si bien que l’auditeur en arrive à ne plus distinguer l’oiseau de l’instrument... En préface de sa partition, le compositeur nous précise que son but est de nous amener peu à peu à écouter différemment les sons naturels : «Non seulement les oiseaux sont minutieusement transcrits, de sorte que les instrumentistes puissent se synchroniser avec eux, mais ils sont physiquement présents dans les haut-parleurs, avec leur virtuosité, leurs silences, leur inépuisable jaillissement.» La particularité de François-Bernard Mâche est d’avoir réussi, dans cette œuvre dite «mixte», non pas une simple juxtaposition mais une véritable fusion des chants d’oiseaux avec des sons artificiels. Cette démarche l’amène finalement à se poser la question : l’oiseau partagerait-il avec l’homme le privilège de la création artistique ? Un autre compositeur français, Bernard Fort, s’est pris d’une véritable curiosité pour ces solistes
La poule d’eau (ci-dessous) et le martin-pêcheur (page de gauche), deux oiseaux observés et écoutés par le compositeur Olivier Messiaen sur les bords de la Charente.
J.-L. Le Moigne - LPO
François-Bernard Mâche, compositeur français né en 1935 qui a travaillé avec Olivier Messiaen, utilise les mélodies de la nature. Il intègre dans sa pièce Sopiana (1980) les chants enregistrés de la rousserolle verderolle, de l’hypolaïs ictérine et du shama de Malaisie. Tantôt flûte et piano se mêlent à ces chants, tantôt chaque instrument calque ses combinaisons rythmiques et mélodiques sur le chant de l’un des trois oiseaux, tantôt les instruments jouent seuls ou en duo. Les chants
e x c e p t i o n n e l s que sont certaines espèces d’oiseaux. Il nous invite à une écoute musicale du chant de quatre oiseaux canadiens, la grive des bois, la grive solitaire, le troglodyte des forêts et le bruant chanteur dans Les Compositions ornithologiques, œuvre créée en 1996. Cette pièce est bâtie sur trois démarches successives : la première est une restitution fidèle d’un concert d’oiseaux et de tous les bruits du milieu, donnant à l’auditeur l’impression qu’il se trouve luimême transporté au cœur de la forêt canadienne ; la deuxième consiste en la réalisation du portrait
1. Jacques Delamain, Les jours et les nuits des oiseaux, Stock, 1932. 2. Commentaire poétique d’Olivier Messiaen rapporté par H. Halbreich, Olivier Messiaen, Fayard, 1980.
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sonore des ces quatre oiseaux grâce à un effet de zoom sur le chant isolé de son environnement ; enfin la troisième consiste à travailler ces chants en laboratoire (variations de vitesse et montage des séquences sonores) afin d’obtenir de nouvelles compositions. «Muni de sa parabole et de son micro, il capte patiemment, dans les forêts canadiennes, le chant des oiseaux. En studio, par la magie des transformations acoustiques, il en reconstitue l’essence même. Le son devient musique. Le vent devient cadence. Le réel se fond dans une symphonie acousmatique aux couleurs sonores inouïes», nous informe l’éditeur.
L’AMBIANCE SONORE DE LA FORÊT VIERGE
BIBLIOGRAPHIE
Delamain (J.), Pourquoi les oiseaux chantent ?, Stock, 1964. Fort (B.) et Saint-Martin (D.), Zoom... sur les chants d’oiseaux, J.M. Fuzeau, 1995, (avec un compact disc). Florentz (J.-L.), «Incidences de la bioacoustique dans la composition musicale», Journal de psychologie normale et pathologique, LXXX, n 1-2, juin 1983. Halbreich (H.), O. Messiaen, Fayard/ Sacem, 1980. Mâche (F.-B.), Musique, mythe et nature ou les dauphins d’Arion, Klincksieck, 1991.
D é c o u v re z les oiseaux avec la LPO
La Ligue pour la protection des oiseaux organise, durant l’été, des visites guidées dans les réserves naturelles de Charente-Maritime, avec prêt de jumelles, longues-vues et guides d’identification. Les marais, les étangs et les rivages de ce département, situés sur une des principales voies de migration de l’Europe, accueillent des milliers d’oiseaux. Par exemple, il est possible d’observer et d’écouter, à marée haute, des courlis, avocettes, huîtriers pies, barges, pluviers, chevaliers et bécasseaux dans le marais d’Yves ; des hérons pourprés, pies-grièches écorcheurs, bruants et fauvettes dans le marais de Voutron. Rendez-vous au Centre nature du marais d’Yves, 9h30-12h, 15h-19h. Tél. 05 46 56 41 76 Située à l’extrémité ouest du marais de Brouage, la réserve naturelle des marais de Moëze-Oléron est un site exceptionnel. De nombreux canards côtoient les milliers de petits échassiers qui effectuent là une halte nécessaire entre les quartiers d’hiver africains et les terres de reproduction du grand Nord. De petites troupes de spatules blanches fréquentent la réserve de juillet à octobre, en provenance des sites de nidification hollandais. Au printemps et en été, la superbe gorgebleue y élève sa nichée le long du havre de Brouage. Plus loin, les échasses et avocettes surveillent leurs couvées, à l’abri du busard cendré et du busard des roseaux. Pour découvrir cette réserve : accueil à la ferme des Tannes, tous les jours de 14h30 à 17h30. Pour tout renseignement, contactez l’Espace nature de la LPO : 05 46 82 12 44 Et pour découvrir la réserve naturelle de Lilleau des Niges, sur l’île de Ré : 05 46 29 50 74 La LPO publie chaque trimestre
DISCOGRAPHIE
Fort (B.), Compositions ornithologiques, Les 38e Rugissants, 1997 (disponible au G.M.V.L. à Lyon au 04 78 28 69 10). Florentz (J.-L.), Magnificat-Antiphone pour la Visitation, A. Jordan, Ensemble vocal M. Piquemal, Ensemble orchestral de Paris, Erato 2292-45432-2, 1990. Mâche (F.-B.), Kassandra, Sopiana, Amorgos, B. de Vinogradov, Ensemble du Nouvel Orchestre Philharmonique, Solistes de l’ensemble 2e2m, INA-GRM 9107, 1981. Messiaen (O.), Catalogue d’oiseaux, petites esquisses d’oiseaux, Hakan Austbo, Naxos, n 8.553532-34, 1997. Rautavaara (E.), Cantus Arcticus, Concerto for birds and orchestra, Max Pommer, Leipzig Symphony Orchestra, Ondine ODE 747-2, 1990. Pour vous procurer des disques de chants d’oiseaux, vous pouvez contacter la maison de disques Sittelle, Le Verdier, 38710 Mens, tél. 04 76 34 69 96 Pour les passionnés de chants d’oiseaux et musique, il existe une association internationale : L’oiseau musicien, 21, rue des Rossays, 91600 Savigny-sur-Orge, tél. 01 69 96 05 87
U n e des pièces du catalogue de Jean-Louis Florentz, compositeur français, retient notre attention car elle est directement inspirée par les oiseaux, mais dans un domaine différent : celui de l’orchestration. Le compositeur a analysé au plan acoustique les différentes formes de duo de certaines espèces africaines comme le gonoleck d’Abyssinie ou le cossyphe d’Heuglin, mais également leurs trios ou autres polyphonies synchrones que ces espèces ont développé pour maintenir le contact dans la végétation dense. Ayant constaté des points de convergence entre les vocalisations polyphoniques animales et humaines, il va y puiser une inspiration pour l’orchestration de l’une de ses compositions, le Magnificat antiphone pour la Visitation, dans laquelle les chants d’oiseaux ne sont pas perceptibles : ils sont relatés selon une idée de confusion, de foisonnement et de multitude suggérant l’ambiance de la forêt vierge. Fondus dans la masse orchestrale, ils sont seulement une des composantes de la trame polyphonique. Pour ce compositeur, le chant d’oiseau est donc un modèle au niveau structurel : «Les vocalisations des oiseaux des forêts africaines ont une influence à plusieurs niveaux : l’orchestration, le contrepoint, les rythmes mais aussi la forme.»
«ECOUTEZ LES OISEAUX, CE SONT NOS GRANDS MAÎTRES ! »
FILMOGRAPHIE
Olivier Messiaen et les oiseaux, Michel Fano et Denise Tual, production Sofracima, Denise Tual et Fondation Royaumont, 1973, 80 min.
Magali Marger, après avoir réalisé un mémoire de maîtrise de musicologie à l’Université de Montpellier III, prépare un mémoire de DEA de musicologie sur l’émergence des sons naturels en tant que nouveau courant musical.
Le message de Paul Dukas, compositeur français de la fin du XIXe siècle, semble avoir été entendu. Avec leur propre esthétique et par la magie de leur musique, les musiciens nous font écouter autrement le chant des oiseaux et découvrir des mondes sonores inconnus, quand ils ne nous obligent pas à nous poser des questions d’ordre philosophique. ■
L’Oiseau magazine.
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Quelques repères chronologiques
1071 : Naissance de Guillaume IX, duc d’Aquitaine, comte de Poitiers, le premier troubadour connu. Mort en 1127. 1480 : Naissance de Clément Janequin, compositeur, à Châtellerault. 1487 : Naissance à Angoulême de Mellin de Saint-Gelais, poète et musicien. 1505 (vers) : Naissance dans le diocèse de Poitiers d’Hilaire Penet, auteur d’une messe et de nombreux motets. 1509 (vers) : Naissance près de Barbezieux d’Elie Vinet qui publie en 1557 à Poitiers un traité «Sur la manière de bien et justement entoucher les luths et les guitares». 1549 : Publication à Poitiers des Psaumes mis en musique par Philibert Jambe de Fer. 1558 : Naissance à Loudun de Jules César Boulenger, théoricien de la musique antique. 1567 : Publication à Poitiers des Psaumes de Marot et de Th. de Bèze mis en musique par Pierre Santerre, originaire du Poitou, organiste en 1555 à la cathédrale de Poitiers. 1605 : Naissance à Loudun d’Ismaël Bouillaud, éditeur des œuvres de Théon de Smyrne (IIe siècle ap. J.-C.) avec commentaires sur la partie musicale du traité. 1610 : Naissance à Champigny-surVeude de Michel Lambert, luthiste, chanteur, compositeur à la cour de Louis XIV. 1618 : Descartes, gentilhomme poitevin, dédie à Beckmann son traité sur la musique (Compendium musicae .) 1665 : Née près de Mauzé-sur-leMignon en 1639, Eléonore Desmier d’Olbreuse épouse le Duc de Brunswick-Lunebourg. Princesse régnante à la Cour de Celle, elle est entourée de musiciens venus du Poitou. C’est là que J.-S. Bach, entre 1700 et 1702, se familiarisera avec la musique française. 1676 : Publication à Paris d’une messe d’Alexandre Douet, maître de chapelle à Saint-Hilaire de Poitiers. 1729 : Publication à Paris d’une messe de Nicolas Pacotat, maître de chapelle à Saint-Hilaire de Poitiers, devenu maître des enfants de la Sainte-Chapelle de Bourges en 1724. 1756 : Naissance de Jean Alexandre, originaire de Normandie, se disant fils naturel de J.-J. Rousseau, successivement chantre à l’église Sainte-Radegonde de Poitiers et à Saint-Hilaire, horloger et doreur sur métal, commissaire aux armées, inventeur du télégraphe, chantre à la cathédrale d’Angoulême. Une rue de Poitiers porte son nom. 1787 : Naissance à Poitiers de Pierre Gaspard Roll, grand prix de Rome en 1814, auteur d’œuvres lyriques dont Ogier le Danois. 1791 : Naissance à Paris de Désiré Martin Beaulieu, compositeur et musicologue français. A exercé son activité à Niort (1812-1863). 1791 : Réception de l’orgue Clicquot de la cathédrale de Poitiers. 1830 : Naissance à Paris du luthier Auguste Tolbecque qui exerça à Paris puis à Niort où il meurt en 1919. Son fils Jean, né à Niort en 1857, de viendra violoncelliste à l’OpéraComique à Paris. 1835 : Fondation de l’Association musicale de l’Ouest par Martin Beaulieu : elle comprend six départements dont la Vienne, les Deux-Sèvres, la Charente et la Charente-Maritime. 1841: Naisance à Loudun d’Anselme Vinée (mort en 1921), compositeur et musicographe. Nombreuses œuvres de musique de chambre. Ouvrages théoriques. 1844 : Liszt se fait entendre à Angoulême. 1846 : Naissance à Poitiers de Paul Rougnon, élève de C. Franck, pianiste virtuose, professeur au Conservatoire de Paris. 1850 : Passage de Richard Wagner à Angoulême. 1851 : Naissance à Châtellerault de Rodolphe Salis, fondateur du Chat Noir, cabaret à Montmartre, en 1881. 1859 : Réunion générale des orphéons de France à Paris. Participation de la Charente (trois sociétés), de la Charente Maritime (une), des Deux-Sèvres (une), de la Vienne (une). 1861: Naissance d’Henri de Curzon, fils du peintre poitevin Alfred de Curzon. Musicologue. Traducteur des lettres de Mozart. 1870 : Naissance à Poitiers de Louis Vierne, compositeur, organiste de Notre-Dame de Paris. 1876 : Naissance d’Eugène Landais, titulaire de l’orgue de la cathédrale de Poitiers de 1896 à 1949. Compositeur (œuvres d’orgue, musique religieuse). Une rue de Poitiers porte son nom. 1876 : Naissance à Sainte-Soline de Patrice Coirault spécialiste de la chanson française traditionnelle (mort en 1959). 1881 : Naissance à Chauvigny de Fernand Lamy, élève au Conservatoire de Poitiers, puis de Paris. Compositeur, chef d’orchestre. 1882 : Fondation de l’Ecole de musique d’Angoulême, nationalisée en 1887. 1886 : Naissance à Niort de Pierre de Pezzer, second grand prix de Rome en 1914. Naissance à Niort de Jean-Marie Deré, second grand prix de Rome en 1919. Compositeur. Professeur au Conservatoire de Paris. 1889 : Naissance à Saint-Julien-l’Ars d’Yvonne Brothier (morte en 1967). Cantatrice de renom international. 1911 : Le violoniste Eugène Isaye et le pianiste Raoul Pugno donnent un récital à Poitiers. 1914-1918 : Le violoniste Marzsick séjourne à Couhé-Vérac où il donne des cours à des réfugiés étrangers. 1919 : Saint-Saëns à Poitiers. 1920 : Naissance à Poitiers de JeanAlbert Villard, titulaire de l’orgue Clicquot de 1949 à 2000. 1922 : Naissance à Poitiers de Pierre Petit, prix de Rome (1946), directeur de l’Ecole normale de musique de Paris. Créations musicales à l’ORTF, opéra-comiques, ballets, musique vocale. 1952 : Les J.M.F de Poitiers, avec 3 000 adhérents, représentent une des premières sections de France. 1953 : Henri Gil-Marcheix, pianiste et compositeur français, est nommé à la tête du Conservatoire de Poitiers. 1962 : Création de la chaire de musicologie de l’Université de Poitiers, dont le premier professeur est Solange Corbin.
(Recherche : Robert Guilloux)
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