fermer... Vincent Léonard au cor
«J’adore jouer les œuvres de Mozart. Elles sont brillantes et elles pétillent, surtout la 25e Symphonie...» Vincent Léonard a 30 ans, une médaille d’or au CNR de Poitiers, un premier prix de musique de chambre et un premier prix de cor au CNSM de Paris. Mais pour lui, l’aventure musicale débute beaucoup plus tôt, bien loin de Paris, au sein de la «très dynamique» petite école de musique de Ruffec. «Le directeur de cette école, Charles Decock, était premier prix de trombone du Conservatoire royal de Bruxelles. La musique était toute sa vie... et est devenue, grâce à lui, toute la mienne.» Le milieu des années 90 marque le début de la carrière professionnelle du jeune corniste. Pendant plus de cinq ans, il alterne concerts et tournées au sein de grands orchestres. L’Orchestre national de France, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre de l’Opéra et l’Ensemble intercontemporain l’invitent comme cor solo et chambriste. Il joue sous la direction de Pierre Boulez, et participe à l’aventure de l’ensemble vocal de Michel Piquemal et de son Roi David, de Honegger, nommé pour les Victoires de la musique. L’année 1999 marque un tournant. Le Mahler Chamber Orchestra de Berlin lui offre un port d’attache, point de départ pour des tournées dans le monde entier. Il est alors dirigé par de grands noms du monde de la musique tels que Claudio Abbado ou Daniel Harding. Dans l’immédiat, c’est Haydn qui occupe les pensées du musicien qui continue de se produire de temps à autre au sein de l’Orchestre Poitou-Charentes. Cécile Jarry
Claire Désert pianiste
Claire Désert n’a que trente-trois ans, mais jouit déjà d’une expérience exceptionnelle. Née en 1967 à Angoulême, elle joue ses premières notes de piano à l’âge de cinq ans. Sa passion naissante la pousse à présenter le concours du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, qu’elle obtient du premier coup. Elle n’a que quatorze ans. Cette jeune virtuose collectionne alors les prix : premier prix de musique de chambre dans la classe de Jean Hubeau, premier prix de piano dans la classe de Vensislav Yankoff... Admise en cycle de perfectionnement, elle obtient une bourse du gouvernement français pour une année d’études dans l’un des temples de la musique classique, le Conservatoire de Moscou. Une année qui lui permet de vivre pleinement sa passion pour les compositeurs romantiques russes et allemands, tels que Brahms et Beethoven. De retour en France, elle entre comme professeur au CNSM de Paris. Elle est alors invitée par de nombreux festivals en récital, orchestre ou musique de chambre. Elle se produit fréquemment avec le pianiste Emmanuel Strosser, le violoniste Régis Pasquier, le quatuor Parisii... Alors à la question «quel serait désormais votre plus grand rêve en tant que pianiste ?» Claire Désert avoue modestement qu’elle est en train de le réaliser... C. J.
Isabelle de Rouville
Consacré à Schumann, le premier enregistrement de Claire Désert obtient le «10» de la revue Répertoire. Fin 1995, elle reçoit une Victoire de la musique pour son interprétation des concertos de Scriabine et de Dvorak avec l’Orchestre philharmonique de Strasbourg. A ce jour, elle compte plus d’une dizaine de disques à son actif.
Livre d’heures à l’usage de Poitiers, datant de la fin du XVe siècle (manuscrit 1097, folio 38, médiathèque de Poitiers). Cette peinture représente David se faisant apporter la lyre. Dans l’encadrement, David épie Bethsabée au bain et envoie Urie, son mari, mourir au combat pour lui voler son épouse. Mais un ange armé d’un glaive menace le roi afin qu’il expie sa faute.
Marc Deneyer
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L’Actualité Poitou-Charentes – N° 49
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