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le soutien du Conseil régional, des Conseils généraux de la Vienne et de la Charente, des communautés d’agglomération de Poitiers et La Rochelle. Son directeur, Pierre Gohar, nommé le 1er octobre 2000, connaît bien la région puisqu’il fut e n poste à l’Anvar PoitouCharentes entre 1991 et 1993. En outre, il a créé et géré une entreprise technologique (1995-1998) qui fonctionne toujours, puis il fut directeur adjoint de l’essaimage au CEA, et contribua ainsi à la création des incubateurs de Grenoble et de l’Ile-de-France sud. «L’incubateur Poitou-Charentes présente des particularités, dit-il. C’est une structure sans mur et par conséquent le projet est hébergé dans le laboratoire où il est né, ou là où le souhaite le créateur, dans la structure d’accueil la plus adaptée à son développement. D’autre part, si l’incubateur est naturellement ouvert aux projets issus des laboratoires des établissements fondateurs, il l’est également à tout projet extérieur à ces établissements (par exemple, essaimage d’entreprise). Enfin, la thématique n’est pas seulement technologique, elle i n t è g r e la notion de services innovants.» Un budget de 2,5 MF à 3 MF devrait permettre de soutenir une dizaine de projets chaque année, en apportant financement, appui technique, conseil, suivi. Le directeur effectue une première sélection des dossiers puis présente celle-ci au comité de sélection composé de huit membres fondateurs et huit industriels et financiers. D’ici à la fin de l’an 2000, six dossiers seront retenus, dans les domaines des biotechnologies, de l’agroalimentaire, du multimédia et d’Internet, de la santé. Evidemment, ces projets bénéficient d’une stricte confidentialité. Plusieurs projets «extérieurs» émanent d’anciens universitaires et étudiants de la région. «Trois conditions sont requises pour passer la première sélection, explique Pierre Gohar : un porteur de projet motivé, un marché identifié, une technologie démontrée (après la phase recherche/développement). Le laboratoire doit prendre en charge l’intégralité des coûts de développement technologique.» Une fois accepté, le projet est accompagné de façon professionnelle afin «d’augmenter les chances de r é u s s i t e » . Sans lésiner sur les moyens d’accompagnement, l’incubateur s’appuie sur un réseau de prestataires extérieurs. Il assure également une veille technologique et stratégique, sachant que l’identification d’un marché local ne dispense pas d’une vision internationale de la concurrence, au contraire. Pour les projets qui appellent de lourds développements technologiques, il travaille en parfaite synchronisation avec l’Anvar. Le candidat, qu’il soit chercheur reconnu, jeune diplômé, doctorant, essaimé d’entreprise, dispose de deux ans pour transformer son projet en entreprise. J.-L. T.
www.irpc.fr
Incubateur d’entreprises Du labo au marché
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our valoriser la recherche publique sous forme d’entreprises innovantes, le ministère de la Recherche a suscité la création d’incubateurs d’entreprises. Vingtneuf incubateurs publics sont reconnus en France, dont un en Poitou-Charentes. Il a été fondé par les universités de Poitiers et La Rochelle, l’Ensma et le CNRS, avec
Marc Deneyer
COLLOQUE SUR LE PAYSAGE
L’équipe Geste de l’Université de Poitiers, dirigée par le géographe Michel Périgord, organise un colloque national sur le thème «Action paysagère et acteurs territoriaux», les 7 et 8 décembre à la Maison des sciences de l’homme et de la société. Trois grands thèmes seront abordés : les enjeux du paysage, les outils de l’action, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques paysagères publiques. Tél. 05 49 45 32 92
Quinze prix de thèses
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our encourager les jeunes chercheurs, le Conseil régional Poitou-Charentes décerne des prix de thèse, dotés de 10 000 F pour le premier et de 5 000 F pour le deuxième. Chaque candidat passe une audition publique devant un jury d’universitaires et de personnalités qualifiées. Elisabeth Morin, vice-présidente du Conseil régional, a remis quinze prix cette année à des docteurs des Universités de Poitiers et de La Rochelle. A l’école doctorale d’ingénierie chimique, biologique et géologique de Poitiers, Christophe Pignier a obtenu le premier prix pour sa thèse sur
la «régulation de l’expression fonctionnelle des canaux calciques par les catécholamines au cours du développement in vitro des cardiomyocytes ventriculaires de rats nouveaux-nés». Les deuxièmes prix sont attribués à Jean-Marc Clacens, Fabrice Compère et Emmanuel Joubert. Au titre de l’année 1999, Laetitia Becq-Giraudon, notre collaboratrice, a reçu le premier prix pour sa thèse intitulée «Vip, Pacap et réponse immunitaire : des questions subsistent». A l’école doctorale des sciences pour l’ingénieur, Fabrice Holvoet est lauréat («Une figure gymnique à haut risque, le Tkatchev à la barre fixe,
nous révèle certains de ses secrets au cours d’une analyse mécanique»), ainsi que Eric Auroux, Eric Etien, Emmanuel Grolleau et Frédéric Jacquot. A l’école doctorale des sciences juridiques, deux prix sont remis, à Denis Rochard («La protection internationale des indications géographiques») et Marguerite Canedo. Le premier prix de l’école doctorale des sciences humaines, économiques et sociales revient à Sylvain Souchaud. Deux prix sont décernés à l’école doctorale de l’Université de La Rochelle, le premier à Ingrid Fruitier et le second à Christine Dupuy.
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L’Actualité Poitou-Charentes – N° 50
Abélard et Héloïse, version revue et corrigée
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a deuxième traduction de la correspondance d’Abélard et d’Héloïse est éditée en collection de poche, chez Folio Classique. L’échange épistolaire quasi mythique d’Abélard et d’Héloïse a été traduit par Edouard Bouyé, directeur adjoint des Archives départementales de la Vienne. Selon lui, si Abélard et Héloïse peut être considéré comme la première vraie correspondance d’amour, c’est aussi un témoignage concret sur les mœurs et les relations amoureuses au XIIe siècle. Abélard appartenait à l’ordre des clercs et enseignait la théologie. Après avoir épousé Héloïse, qui était son élève, et eu un enfant avec elle, Abélard fut victime de l’atroce mutilation qui lui a valu sa renommée. Séparés – corps et âmes – , Héloïse, femme lettrée, et Abélard, le chanoine châtré, se sont écrit pendant deux ans des lettres dictées par l’amour, la rancœur, le divin et le quotidien. Grâce au minutieux travail de traduction d’Edouard Bouyé, cette correspondance est remise au goût du jour. Le travail fut laborieux mais pas effrayant pour cet ancien chartiste érudit en lettres latines. En trois
mois et sur son temps libre, ce passionné d’histoire a pris soin de décortiquer les huit lettres afin d’offrir aux lecteurs « une traduction plus littérale que littéraire » et de rendre ainsi à l’histoire d’Abélard et d’Héloïse son authenticité contextuelle. La souffrance physique et morale d’Abélard répond aux déclarations enflammées d’une Héloïse qui se veut «sa putain». Le ton n’est donc plus à l’élégance trompeuse comme dans les traductions précédentes où Héloïse était désignée par le terme fallacieux de «courtisane», mais est tel que celui employé par ces deux amants victimes d’un tragique destin. Edouard Bouyé a su concocter une édition savante, ou plutôt savamment menée avec chronologie, notes et notice : le texte se déploie dans toute sa réalité historique. Un critère qu’Edouard Bouyé, en tant qu’historien, ne pouvait ignorer. Cet homme travaille en effet à «l’utilité et l’intérêt» : utilité de faire parler le passé et intérêt de le transm e t t r e . Et ainsi cette histoire d’amour meurtri ne l’est pas par le temps qui a passé puisqu’elle est aujourd’hui, dans sa version la plus
originale, à la portée de tous. La s a t i s f a c t i o n est grande pour Edouard Bouyé, mais cet historien jamais rassasié ne compte pas en rester là. Il part à l’automne à Rome comme pensionnaire de la Fondation Thiers. Il travaillera à sa thèse sur les armoiries des papes et des cardinaux jusqu’à la Renaissance.
Aline Chambras
LES ILES DE L’OUEST
«Les îles océaniques des mers exotiques semblent souvent et paradoxalement plus familières que les îles pré-continentales que sont Bréhat, Sein, Noirmoutier ou l’île d’Aix.» La rédaction de ce volumineux travail de recherche paraît répondre à ce constat liminaire. Dix-sept îles du littoral ouest français sont ainsi passées au crible de l’analyse géohistorique : Bréhat, Batz, Ouessant, Molène, Sein, Groix, Belle-Îleen-Mer, Arz, l’île-aux-Moines, Houat, Hoëdic, Bouin, Noirmoutier, Yeu, Ré, Aix et Oléron. Rien ne semble laissé au hasard, la vie quotidienne des insulaires s’offre à nos yeux dans ses moindres détails. Par delà les caractéristiques démographiques, climatiques, linguistiques et géopolitiques de ces îles du Ponant, c’est la notion d’iléité, «concept topopsychologique», qui apparaît insensiblement au regard du lecteur, dans les interlignes du texte. Aux antipodes de notre vision habituelle de petit paradis estival, l’île est perçue par ses habitants comme une TerreMère : «Faire l’histoire des îles c’est donc aussi se départir de son image d’île quand on n’est pas ou plus insulaire.» En «cédant à l’utopie d’une Histoire totale», Dominique Guillemet (maître de conférences d’histoire moderne à l’Université de Poitiers) nous plonge au cœur de ces microcosmes insulaires bien avant les invasions touristiques de l’ère moderne. Abondamment enrichi en notes, cartes, tableaux et témoignages, ce livre s’impose comme une «réflexion sur le littoral, parce que l’île présuppose le continent». B.L. Geste Editions, collection Pays d’Histoire, 356 p., 139 F.
Profession : Instituteurs
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aître de conférences à l’Université de Poitiers et chercheur au Centre de sociologie de l’éducation et de la culture, Bertrand Geay retrace dans ce livre les transformations structurelles et identitaires qui se sont opérées dans cette profession au cours de ces vingt dernières années. La démarche sociohistorique met ici à jour les mécanismes plus ou moins visibles qui sous-tendent les changements liés aux représentations que nous pouvons avoir de cette profession. Et parallèlement, du regard que les instituteurs portent sur leur propre fonction : «Comment regarder d’un œil neuf un groupe professionnel dont la simple désignation réveille tant d’images préconstruites et ranime, même inconsciemment, tant d’op-
positions historiquement constituées.» Tiraillé entre la perpétuation des pratiques et la logique des transformations, l’instituteur se voit par ailleurs confronté à un hiatus entre son appartenance institutionnelle et ses propres options pédagogiques. Cette bipolarité conflictuelle participe d’un processus de reconstruction de l’identité professionnelle. Les contradictions constatées entre les mutations sociétales et les valeurs au nom desquelles il exerce sa fonction modifient le devenir même du monde éducatif. Le souci de gommer les dysfonctionnements de l’univers scolaire tend progressivement à se traduire par l’apparition d’une conception managériale au sein de l’enseigne-
ment public. Si l’introduction de la pensée libérale dans l’institution scolaire n’est pas sans soulever quelque inquiétude, des solutions apparaissent néanmoins envisageables : «Car ce qui est en cause, c’est la capacité des personnels à se saisir des enjeux relatifs à la définition de leur métier, au nom de valeurs largement en rupture avec les principes du marché et les idéologies néo-entrepreneuriales.» Le travail d’observation que nécessite l’investigation sociologique est relayé par de nombreux documents : biographies, données statistiques, enquêtes ethnographiques, dossiers administratifs, textes officiels, entretiens…
Boris Lutanie
Seuil, collection Liber, 288 p., 130 F.
L’Actualité Poitou-Charentes – N° 50
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Le regard distancié et objectivant, requis en matière de recherche, est à lui seul inapte à rendre compte d’un tel phénomène. Frédérique se positionne toute autrement, «en tant qu’apprentie-sociologue-engagée». A cet égard, elle souscrit pleinement à la formule de Norbert Elias situant son approche «entre engagement et distanciation». Toute la singularité de ce mémoire réside précisément dans cette option méthodologique : «Je ferai une distinction entre la façon de penser le hip-hop, la façon de se penser hip-hop et la façon de penser hip-hop.» De fait, il ne subsiste aucune incompatibilité entre son expérience du milieu hip-hop et son aptitude à la conceptualisation sociologique : «De la nécessité d’en être pour en parler.» Le monde des hip-hoppeurs est délibérément fermé, ses codes symboliques, vestimentaires, langagiers, «l’entre-nous du hip-hop» échappent à toute saisie extérieure : «pour saisir au plus près l’esprit qui règne dans le hip-hop, ou bien en extraire la teneur sans déformer les actes et les propos (par méconnaissance), il faut être engagé dans le phénomène.» Faute de quoi, l’analyse tourne vite à l’extrapolation ou au sensationnalisme réducteur. Le mémoire, divisé en quatre parties, relate la genèse du mouvement (ses origines controversées), analyse la thématique des lyrics du Rap, la «Kulture» (le K se substituant au C par référence au titre AuthentiK de NTM), le langage, son rapport à la société… Le hiphop se révèle être un univers en-soi comme «une façon de voir les choses, une façon de penser.» Frédérique Miteaud-Masrour entame dans la foulée son cycle d’études doctorales en préparant un DEA sur la gestion des incivilités urbaines. Dépassant le paradoxe, apparent, Frédérique souhaite devenir commissaire de police tout en restant 100% hiphop. «Ne change pas de route ou tu vas bouffer du mazout.» (NTM)
Boris Lutanie
LES BATAILLES DE POITIERS
Dans un petit ouvrage de la collection en 30 questions de Geste Editions, Elisabeth Carpentier, historienne spécialiste du Moyen-Age, retrace les grandes batailles qui ont secoué le Poitou entre le VIe et le XIVe siècle. Livre éclairant, qui, de questions en réponses, nous apprend comment l’histoire devient mythe ou comment l’homme oublie la vérité historique pour consolider sa vision du monde. L’auteur fait revivre les batailles oubliées de Poitiers : victoire de Clovis en 507 sur les Wisigoths ou bataille de Vouillé ; défaite de Jean le Bon, fait prisonnier en 1356 aux environs de Nouaillé-Maupertuis par les troupes du Prince Noir, fils du roi d’Angleterre ; évènements souvent éclipsés dans les mémoires collectives par la bataille de 732. La reconstitution minutieuse des faits permet au lecteur de prendre conscience des nombreuses idées-reçues qui entravent son savoir : l’auteur réussit à rendre sa complexité à l’histoire du Poitou, dans un livre à la fois sérieux et simple. Carte, chronologie et bibliographie appuient les commentaires et facilitent la compréhension. A. C. Geste Editions, 63 p., 48 F.
Sociologie du hip-hop
près avoir soutenu, à l’UFR de sciences humaines de Poitiers, un mémoire pour le moins atypique, Frédérique Miteaud-Masrour, étudiante en maîtrise de sociologie, a obtenu les félicitations de jury à l’unanimité : 18/20 à l’écrit et 18/20 à l’oral. Son sujet ? «La société française au miroir du hip-hop.» A défaut de pouvoir donner une définition exhaustive de la culture hip-hop, rappelons au passage que celle-ci englobe le «rap, le tag, le graph, la danse, le freestyle… » A l’origine de ce mémoire, Frédérique ne cache pas un certain agacement, voire un agacement certain à l’égard des spécialistes autoproclamés de l’univers hip-hop et autres pseudo-experts ès Rapologie : «J’ai lu beaucoup de choses qui m’ont énervé.»
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Natacha Cormery
DICTIONNAIRES DU FUTUR
Jean Tillie, ancien correcteur, a compulsé et collectionné des dizaines de dictionnaires. Il en connaît bien l’usage et surtout les limites. C’est pourquoi il est étonné de constater combien l’immense capacité de mémoire de l’ordinateur et sa rapidité sont sous-exploitées en ce domaine. Son projet est de créer une nouvelle génération de dictionnaires permettant, par exemple, d’aller de l’image au mot ou de l’idée au mot, de se constituer des dictionnaires personnels ou bien de construire un dictionnaire en temps réel sur Internet. jtjc@club-internet.fr
Société des Antiquaires de l’Ouest
L
a Société des Antiquaires de l’Ouest vient de publier le premier volume du Grand Cartulaire de Fontevraud. Recueil des chartes contenant la transcription des titres de propriété et des privilèges de l’abbaye, ce grand cartulaire, daté de la fin du XIIe siècle, comportait à l’origine 276 folios de parchemins. La majeure partie de ces feuillets fût dérobée au début du XIXe siècle et les actes dispersés sur plusieurs sites. Le travail mené par l’historien Jean-Marc Bienvenu, a permis de rassembler et de reconstituer 945 actes sur 1 050. Suite à son décès, Robert Favreau et Georges Pon se sont plongés dans ses notes pour donner vie à l’ouvrage. Le premier tome comprend la publication des 608 premières chartes. C’est une source d’information extraordinaire pour les chercheurs s’intéressant à l’histoire de cette abbaye rayonnante, ainsi qu’au passé de l’Anjou et du Poitou. La Société des Antiquaires de l’Ouest, fondée en 1834, a pour but «la recherche, l’étude, la conservation et la
description des antiquités et des documents historiques dans les pays compris entre la Loire et la Dordogne». De fait, elle organise tous les mois des conférences ayant trait à l’histoire du Centre-Ouest (entrée libre et gratuite). Le contenu des communications est retranscrit dans les Bulletins de la SAO. Grâce à l’échange de publications avec plus de 120 sociétés savantes françaises et étrangères, la SAO a constitué d’une des plus belles collections d’érudition locale et régionale. Cette année, «afin d’accueillir plus et mieux, annonce Régis Rech, président de la SAO, nous avons entièrement rénové les locaux de la bibliothèque et nous avons multiplié par trois les horaires d’ouvertures». A.-G. T.
Bibliothèque ouverte du lundi au mercredi, 14h-18h. Tél. 05 49 50 31 16 (Hôtel de l’Echevinage).
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