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Culture

Rubrique Culture – Articles/brèves :

« Mécanique », récit de François Bon, présenté par Aline Chambras ;
José Angel Manas en résidence à Cognac, par Astrid Deroost ;
Gérard Adde, par Jean-Luc Terradillos. Photo : Hervé Tartarin ;
Stéphane Calais en photo par Hervé Tartarin ;
Le retour de Dom Juan. Silvia Cordonnier, commédienne, et Sophie Schaal, costumière, en photo par Claude Pauquet ;
« Pendant que tu étais à Florence » de Jean-Paul Chabrier, présenté par Aline Chambras ;
Ego Comme X, l’invitation japonnaise. Auteur : Astrid Deroost ;
Mathieu Blanchin publie « Accident du travail » ;
FLBLB, fricassée de BD, numéro 13.

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    à venir
    culture Construit comme une imbrication de petits tableaux, de séquenc e s , le récit, sinueux portrait d’une enfance et d’un père perdus, a un goût brut et fascinant. François Bon y met en scène la mémoire, celle qui se réveille, compulsive et triste. Sans nostalgie aucune, il suggère les aléas du souvenir, la vaine obsession d’un sens ou d’une explication, et construit le décor mythique de son enfance. «Je dois faire avec l’ombre», note-t-il. C’est comme un témoignage, comme un recueil. Celui des fragments de sa vie, lui, le fils du concessionnaire Citroën... Aline Chambras
    Mécaniques intérieures
    ORCHESTRE POITOU-CHARENTES Dans un programme réunissant Roussel, SaintSaëns et Bizet, l’orchestre donne une création mondiale de Maurice Delaistier, sous la direction de Philippe Bender. A Poitiers le 27 novembre, Aiffres le 29, Châtellerault le 30, Saint-Pierre-d’Oléron le 1er décembre, Rochefort le 2.
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    ans son dernier récit, Mécanique, aux éditions Verdier, François Bon nous parle de la mort récente de son père, concessionnaire Citroën à Civray, à l’époque des mythiques Panhard, DS et autres 2CV. Lui, le fils, il fouille ses souvenirs, laissés dans le garage familial : ce lieu, décrit, brossé, ressassé, était le terrain des jeux de l’enfance. Il est aussi l’image du père. François Bon raconte, avec un respect presque sacré, le prestige, la fierté «Citroën» ; les heures passées avec les deux frères dans les voitures stockées dans la cour ; les premières cigarettes dont le goût restera associé pour toujours «à l’odeur précise des intérieurs de
    véhicules». Il relate le travail du père, les rites de ce garagiste pour qui «la voiture fait partie de sa coquille corporelle». Il décrit les maisons successives, toujours «imbriquées au garage». Il détaille minutieusement l’évolution des voitures, signe du passage du temps, d’un temps aujourd’hui révolu : «La DS est née le 5 octobre 1955, un mois tout juste après mon frère.» Il «obéit à la main», celle qui, après avoir touché la joue froide du père mort, se réveille aux vieilles sensations, aux vieilles histoires, et les libère sur le papier, m é c a n i q u e m e n t . Parce qu’il a ouvert «en grand les portails de ces hangars sombres d’autrefois».
    José Angel Mañas en résidence à Cognac « i je devais présenter la littérature espagnole contemporaine, je parlerais de deux générations : Semprun, Del Castillo puis, Reverte, Muñoz Molina...» José Angel Mañas, romancier madrilène, est arrivé à Cognac miseptembre, invité par le 14e Salon de la littérature européenne. Il restera trois mois en résidence. Souvent qualifié d’Almodovar de la plume, parenté qu’il reconnaît prudemment pour ses ouvrages les plus baroques, l’écrivain de 29 ans, historien de formation, a déjà publié à six reprises. Son premier manuscrit, Historias del Kronen, distingué en 1994 par un grand prix espagnol (Nadal) puis, adapté au grand écran, lui a ouvert les portes de l’aventure litt é r a i r e . Suivront, entre autres, Mensaka, également transposé au cinéma et Je suis un écrivain frustré, premier roman traduit en français (éd. Métailié). L’histoire met Marc Deneyer
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    en scène, de façon ironique et féroce, un universitaire de renom qui, pour atteindre la gloire, s’approprie le manuscrit d’une élève. Choix heureux, selon l’auteur, Cuidad rayada (littéralement «ville rayée») sera également disponible en langue française début 2002. Le héros est un jeune dealer tchatcheur. «Je fais l’effort de créer un style pour chaque roman et c’est le narrateur qui en décide», confie José Angel Mañas qui aime à travailler le langage vivant et notamment la forme argotique. Céline figure, à c e titre, parmi les nombreux auteurs qui forcent son admiration et qui ont pour noms Vargas Llosa, Mendoza, Montalban, Valéry, Stendhal... Le quatorzième Salon de la littérature se déroulera quant à lui du 16 au 18 novembre en présence de Hermann, Müller, Mertens, Ferrero, Gröndahl, Roca, Svit mais aussi Bon, Pirotte, Roullet, Besson,
    Cerf, Vautrin, Picouly, Billetdoux, Ndiaye... Quelque 70 auteurs ser o n t présents dans la cité cognaçaise. Bâtie sur le thème de l’amour, la manifestation promet des conférences-débats, des rencontres, des séances de dédicaces, et s’intéresse à la nouvelle scène littéraire allemande. Enfin, le cinéma étranger conquiert u n e place d’importance avec Eurociné. Ce nouveau festival propose désormais, à Cognac et tout au long de l’année, des films en version originale. La programmation est confiée aux écrivains. Dès septembre, les choix de José Angel Mañas ont mis à l’affiche Berlanga, Trueba, Buñuel, Amenabar... Astrid Deroost
    Salon de la littérature européenne de Cognac. Au palais des congrès la Salamandre, du 16 au 18 novembre. www.ville-cognac.fr ou 05 45 82 88 01 Les résidences sont soutenues par la ville de Cognac, le Conseil général et par la Direction régionale des affaires culturelles qui délivre une bourse aux écrivains.
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    s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 54 s
    JEAN DIEUZAIDE Du 19 octobre au 6 janvier, l’Abbaye aux Dames de Saintes expose les multiples facettes du photographe et publie une monographie avec les éditions Le temps qu’il fait (140 photographies, 160 p., 92 F).
    CATHERINE REY Lucy comme les chiens, le dernier roman de Catherine Rey (lire l’entretien dans L’Actualité n° 53), vient de paraître au Temps qu’il fait (120 p., 92 F).
    ULYSSE DUBOIS Tous les textes du conteur sont publiés en poitevin par Geste éditions. Le livre d’imajhes (272 p., 98 F) est accompagné d’un CD, Venéz vous sacàe den ma chançun, où Ulysse Dubois dit et chante treize textes sur des musiques de son fils Jean.
    ACADÉMIE DE SAINTONGE Alain Quella-Villéger a reçu le prix Madeleine La Bruyère de l’Académie de Saintonge pour Belles et rebelles, le roman vrai des Chasteau-Tinayre (éd. Aubéron). L’auteur publie avec Bruno Vercier, fin octobre dans la collection Foliothèque, l’étude critique Aziyadé et Fantôme d’Orient de Pierre Loti. D’autre part, son édition critique des lettres de Pierre Loti à Louis Barthou sera éditée prochainement en Turquie (pays qui possède ces lettres).
    Hervé Tartarin
    La partition lettrée de Gérard Adde érard Adde a commencé par écrire, depuis le lycée, à Rochefort. Puis il s’est mis à peindre, peu après son arrivée à Poitiers, à la fin des années 80. Une peinture abstraite, empreinte de lyrisme, tendance matiériste. Et il a creusé, appris à jouer sur une gamme chromatique restreinte, pour finalement retrouver la lettre et se constituer un abécédaire. Plus que la lettre, c’est le texte qui l’intéresse, non pas des sentences,
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    STÉPHANE CALAIS Gildas Le Reste, directeur de l’Ecole municipale d’arts plastiques de Châtellerault, n’oublie jamais que les enseignants des écoles d’art sont des artistes. Il a confié le plafond du hall de son école à Stéphane Calais, artiste et professeur à l’unité poitevine de l’Ecole supérieure de l’image.
    des mots d’anthologie ou des flashs poétiques comme d’autres l’ont fait avant lui, mais des blocs de texte glanés au fil de ses lectures. Quelques lignes qui nous livrent une histoire ou une réflexion puisées chez Ovide, Platon, Pline l’Ancien, Baudelaire, Bataille ou Queneau. Il y est souvent question du regard, de l’hybridation, de la métamorphose, de la séparation. Gérard Adde s’empare de ces textes pour leur donner une dimension plastique. Il coupe les lettres, les brouille, les plie, les recouvre, les tresse au point de les rendre, le plus souvent, aussi illisibles qu’une partition d’orchestre. Le texte travaillé par le peintre génère de nouveaux rythmes. Omniprésent mais en partie dissimulé, le texte – le titre donné au tableau en signale la provenance – est restructuré pour ouvrir des lignes de fuite, tantôt haletantes, tantôt sereines. Cette tension qui nous dé-
    borde en regardant les tableaux de Gérard Adde est peut-être celle d’un désir insaisissable. Une citation du Banquet de Platon nous le suggère : «Or quand la nature de l’homme eut été ainsi dédoublée, chaque moitié, regrettant sa propre moitié, s’accouplait à elle ; elles se passaient leurs bras autour l’une de l’autre, elles s’enlaçaient mutuellement dans leur désir de se confondre.» Jean-Luc Terradillos Gérard Adde est lauréat 2000 du prix Marguerite Moreau, décerné par l’association Marguerite Moreau et la ville de Châtellerault. Pascale Gadon (voir pages 42 et 43) a reçu ce prix pour 1999. Tous deux exposent du 20 octobre à la fin novembre à l’Ecole municipale d’arts plastiques, en compagnie de Leslie Foxcroft. 12, rue de la Taupanne, 86100 Châtellerault. Tél. 05 49 93 03 12 9
    Hervé Tartarin
    s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 54 s
    culture temps Chapiteau», dans sept communes de la région, avec deux créat i o n s : L’Homme des bois, de Tchekhov, mis en scène par Claire Lasne, et Pinocchio, d’après Carlo Collodi, mis en scène par Nicola Fleury. Avec ces quatre spectacles, une tournée nationale se profile pour la prochaine saison. Elle commencera pendant un mois à Lille, à l’invitation de Stuart Seide. Le photographe Claude Pauquet a suivi le «Printemps Chapiteau». Ses images, associées au texte de Dom Juan ou à des paroles de l’équipe, étaient exposées au fil des représentations. Silvia Cordonnier, comédienne, et Sophie Schaal, costumière.
    Le retour de Dom Juan UNE MAISON DU CINÉMA À ANGOULÊME Au début des années 90, le Conseil général de la Charente a acquis des collections cinématographiques composées de projecteurs, de films, d’objets et amorcé l’idée d’un musée du cinéma. Le projet, aujourd’hui porté par Magelis, se concrétise. A l’horizon 2003, une Maison du cinéma doit ouvrir ses portes à Angoulême, au bord de la Charente, dans une friche industrielle totalement recomposée. Delphine Pietri, la scénographe des lieux, a imaginé neuf salles thématiques qui évoqueront à la fois la genèse d’un art – de la lanterne magique au cinéma d’aujourd’hui – et la fabrication d’un film. Entre ombres et lumières, entouré de voix off et de mises en scène très spectaculaires, le visiteur sera invité à entrer dans le grand décor, à faire l’acteur ou à s’initier au travelling.
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    e s comédiens du Centre dramatique Poitou-Charentes ont joué devant 6 000 spectateurs et rencontré, au total, environ 10 000 personnes lors du «Printemps Chapiteau» (L’Actualité n° 50) dans six communes de la région, de mai à juillet 2001. La même équipe donnait deux créations : Dom Juan dans une mise en scène de Claire Lasne qui a rendu lumineuse la pièce de Molière, et Le Roi-Cerf, de Carlo Gozzi, mis en scène par Olivier Maurin.
    Ceux qui n’ont pas eu le temps ou la curiosité de s’aventurer du côté de Lavausseau, Azay-le-Brûlé, C h â t e l l e r a u l t , L’Isle-Jourdain, Greyzac, Taugon ou, cet été, au festival de Saint-Jean-d’Angély, pourront voir ces spectacles à Poitiers (sous le chapiteau planté aux Couronneries) du 6 au 22 novembre, dans le cadre de la saison du Théâtre de Poitiers (également producteur associé). Le Centre dramatique prépare pour avril 2002 la 3e édition de «Prin-
    LE PARESSEUX EN CABARDÈS Le numéro 22 du Paresseux, journal littéraire sis à Angoulême et ouvert à la forme courte, est annoncé pour les vendanges... Depuis la Montagne noire audoise, l’écrivain Jean-Claude Pirotte a passé commande à une vingtaine d’auteurs. Source d’inspiration : le terroir de Cabardès. Au sommaire figurent des textes de Chabrier, Ortlieb, Ternaux, Labedan, Andrzejewski, Moralès, Embareck, Deller et de dessins de Adam, Bachelier, Guibert... Signalons que Jean-Claude Pirotte invite régulièrement ces auteurs à Montolieu, village du livre, pour des rencontres soutenues, entre autres, par le syndicat des vins AOC Cabardès. Le syndicat apporte aussi sa contribution à la nouvelle collection «Lettres du Cabardès» aux éditions de la Table ronde.
    COMPRENDRE LES NOUVELLES IMAGES Un Centre d’interprétation des nouvelles images devrait naître à Angoulême en 2004. Conçu, dans le cadre de Magelis, autour du Centre national de la bande dessinée et de l’image et piloté par l’unité de production expérimentale, le projet prévoit de transporter le public dans le monde des technologies émergentes, sources de création d’univers imaginaires. Sept scènes et labos, à la fois lieux de spectacles et d’expériences sensoriellesintellectuelles, composeront un itinéraire insolite. Décor réel et projections laser, sculptures virtuelles, photomaton 3D à transformer, cinéma dynamique en relief, musée virtuel, approche de la quatrième dimension, envol à bord d’un «tapisnaute»... Les passants agiront sur la matière-même des nouvelles images.
    Claude Pauquet
    Pendant que tu étais à Florence
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    éclaration d’amour au débit rapide : le dernier livre de Jean-Paul Chabrier, Pendant que tu étais à Florence (La Table ronde) se joue des conventions du genre et tourne en dérision «l’idiot» amoureux confronté à l’absence de sa bien-aimée : «J’étais prêt à te dire mille choses un peu bêtes», mais… Point de sentimentalisme dans ce roman-lettre où le narrateur se cache derrière une autodérision pleine de regrets masqués. Un Charentais de 46 ans, qui se rêve écrivain r u s s e , écrit à Laurence, jeune angoumoise disparue à Florence. Le ton, au début amusé et timide, se fait vite plus pressant. La plaisanterie rougit et laisse apparaître la douleur d’un homme qui sait son amour épuisé et épuisant.
    G o r g é de références littéraires, d e digressions et de visions poét i q u e s , le texte tourne autour du m y s t è r e de l’amour et passe à l ’ a v e u d’impuissance. «Je suis t o u j o u r s en train de tourner a u t o u r du pot», confiait JeanP a u l Chabrier dans notre dern i è r e édition (L’Actualité n° 53). L ’ a m o u r échappe et empris o n n e : l’introspection du narrateur se heurte – douloureusement – à cet irrationnel. Récit autob i o g r a p h i q u e ou roman épistol a i r e , la frontière est souvent tén u e entre l’auteur et le narrat e u r , la sincérité et sa mise en s c è n e . Un livre qui se lit vite c o m m e on lirait une lettre qui ne n o u s serait pas destinée. Aline Chambras
    JEAN-CLAUDE PIROTTE Son dernier livre, Ange Vincent (La Table ronde), est un roman autobiographique composé sous la forme d’une sonate en trois mouvements. Une suite de portraits de jeunes filles aussi vivantes qu’improbables dans des paysages de brumes, de pluies et de collines du Nord.
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    s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 54 s
    bande dessinée
    Ego Comme X : l’invitation japonaise SORTIES D’AUTOMNE De nouveaux alblums chez Ego Comme X. s La Meilleure du monde, Pauline Martin «C’est bien d’histoires d’amour, de rencontres dont il s’agit : être proche, sans être l’autre, être à côté pour comprendre les choses et se retrouver seul.» s Le Périodique 4, Frédéric Poincelet «Ainsi, c’est fini»; Mon bon plaisir»; «Epuiser»; «Les filles»; «Une odeur»; «Mais peut-être que je confonds un peu tout» sont les titres des récits composant le quatrième tome du Périodique de Frédéric Poincelet, sous-titré Le Dépressif. s Ego Comme X, Collectif n°8 A sommaire : des jeunes auteurs Simon Hureau, Jonas ou Peggy Adam, la participation de Frédéric Boilet pour un chapitre inédit de L’épinard de Yukiko, des traductions de James Kochalka, John Porcellino Joakim Pirinen et Laure Del Pino, Olivier Josso, Laurent Lolmède, Pierre Maurel, Pauline Martin, Morvandiau, José Parrondo, Frédéric Poincelet, David Scrima et Tanitoc.
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    a maison d’édition de bande dessinée Ego comme X, sise à Angoulême, a tout récemment participé, à Tokyo, au festival artistique Art-Link 2001. Et plus précisément à l’événement «Nouvelle manga», du nom de ce label qui a pour objectif de promouvoir – en France et au Japon – des œuvres de qualité, françaises et japonaises, autobiographiques ou imaginaires,
    inspirées du quotidien. «Cette nouvelle BD (éditée en France par Ego ou L’Association), à la sensibilité souvent proche du cinéma et du roman français, regorge d’albums qui devraient, à mon sens, toucher au Japon un lectorat plus large que celui des 5 000 à 6 000 amateurs d’illustrations et professionnels du dessin...», écrit l’artiste Frédéric Boilet (qui réside au Japon), auteur d’un manifeste sur le sujet. Nouveau venu dans les rangs d’Ego Comme X, et précédemment édité chez les Humanoïdes associés ou chez Casterman, l’auteur de 36-15 Alexia vient en effet de livrer un nouveau récit sentimental à caract è r e autobiographique. Intitulé L’Epinard de Yukiko et paru sim u l t a n é m e n t en France (Ego Comme X) et au Japon (Ohta), l’ouvrage porte le label Nouvelle manga. Au cours de la manifestation nippone qui présentait, en différents lieux, un dizaine d’artistes de bande dessinée français et japo-
    nais, les œuvres de cinq auteurs – Blanchin, Boilet, Neaud, Néhou, Poincelet – publiées par Ego Comme X ont fait l’objet d’expositions individuelles ou collectives. Une reconnaissance supplémentaire et d’importance pour la maison d’édition indépendante qui publie des œuvres du monde entier et qui a su, en peu de temps, s’attacher un groupe d’auteurs de qualité. Astrid Deroost
    Matthieu Blanchin près Le Val des ânes, Matthieu Blanchin publie un nouvel épisode de sa vie aux éditions Ego comme X. Il a quitté sa campagne natale pour «monter» à Paris et se faire une place dans le monde de la BD. Il attend sa première parution dans Pilote avec des sentiments «d’excitation et de frustration» car il doit «bosser» dans un atelier dans un atelier d’enseignes publicitaires tenu par deux sinistres individus. Quand ils ont le dos tourné, c’est le souk. Une blague tourne mal. Un «accident du travail» (d’où le titre de l’album) qui le conduit à l’hôpital, un lieu tout aussi étrange… Got salue Matthieu Blanchin dans une courte préface : «Il dessine forcément comme quelqu’un qui ne tient pas en place, avec énergie, frénésie. Il y a des fulgurances dans le trait.»
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    FLBLB, fricassée de BD, n°13
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    EDITIONS DELCOURT s L’Hiver d’un monde, Mazan. Sortie en version intégrale de la trilogie (Le Grand Mal, Lumière sur le front, Ville basse). s Sur les terres d’Horus, Isabelle Dethan. La version intégrale de Roi Cyclope, précédera la sortie d’une nouvelle série intitulée Sur les terres d’Horus, tome 1, Khaemouaset ou la loi de Maât. s Orull, Tiburce Oger. Dessin et couleurs de Tiburce Oger sur un scénario de DenisPierre Filippi. Orull, tome 2, Le géant oublié. s Le Traque mémoire, Servain. Sortie en version intégrale, dessin de Servain, scénario et couleurs de Christophe Gibelain.
    a nouvelle livraison de la rev u e de bande dessinée FLBLB, éponyme de la jeune maison d’édition installée à Poitiers, est en kiosque. Histoires courtes, en noir et blanc ou en couleurs, dessins, photobiographie, détournements, pastiches... une douzaine d’auteurs, de la région et d’ailleurs, signent la treizième publication, consacrée comme les précédentes à l’humour en bande dessinée. Créée dans les années 90 par de jeunes poitevins formés aux Beaux-Arts, la revue (soutenue par la Région PoitouCharentes et le Centre national du livre) s’est doublée en 2000 d’une maison d’édition indépendante, inspirée du modèle de L’Association. Le catalogue aux titres évocateurs et aux formats les plus divers doit s’enrichir en janvier de six nouveaux titres. A noter que le souci de qualité qui prévaut au choix des œuvres (à faire parvenir à
    l’adresse ci-dessous) a déjà valu à FLBLB le salut de la presse spécialisée et de certains anciens. A. D. www.flblb.com – 5, rue SainteOpportune, 86000 Poitiers.
    L’ANIMATION EN FORUM À ANGOULÊME Du 15 au 17 novembre, Magelis propose aux professionnels le Forum des technologies de l’animation pour la télévision, le cinéma, le jeu vidéo et Internet. Cette manifestation abordera notamment l’animation en volume, la place du son, l’ingénierie de production, encore les alternatives technologiques et organisationnelles. Des intervenants venus de toute l’Europe animeront les ateliers prévus à Angoulême, au CNBDI. Tél. 05 45 38 89 65 / 66
    Accident du travail, Ego comme X, 64 p., 79 F.
    s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 54 s
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