// vous lisez...

Archive - auteurs : - -

Visages de l’Université

Dossier Visages de l’Université de Poitiers. Dominique Moncond’huy, chargé à l’action culturelle à l’Université de Poitiers, a sollicité deux photographes, Marc Deneyer et Claude Pauquet. Entretien avec Dominique Moncond’huy, portrait photo par Claude Pauquet.

Portraits d’étudiants par Marc Deneyer et Claude Pauquet.

Cet article en archive

Sauf exception, les billets et les fac-similés de la revue sont publiés sous licence Creative Commons : paternité - pas d'utilisation commerciale - pas de modification.

  • Texte brut (généré automatiquement) ouvrir...
    fermer...

    création
    Par Anh-Gaëlle Truong Photos Claude Pauquet et Marc Deneyer
    Visages de l’université Dominique Moncond’huy, chargé de mission à l’action culturelle de l’Université de Poitiers, a sollicité deux photographes, Marc Deneyer et Claude Pauquet. A cette commande s’ajoute la nouvelle formule d’Ecrivains Présents sous le t h è m e «Photographie et littérature». Autant de manifestations pour comprendre cette relation fusionnelle et parfois conflictuelle entre l’écrivain et le photographe. L’ A c tu a l i té . – Quelles sont les grandes lignes de cette année très photographique ? Dominique Moncond’huy. – Deux Dominique Moncond’huy Claude Pauquet
    Trassard, ainsi qu’une exposition sur le livre photographique. En même temps, nous organiserons des rencontres avec les artistes ainsi que des manifestations dans les facultés et auprès des lycéens. En effet, chaque domaine du savoir est redevable à la photographie. De quelle nature sont les relations qu’entretiennent la photographie et la littérature ?
    s PORTRAITS D’ÉTUDIANTS Anne-Lise Guillet (en couverture, photo C. Pauquet) Une année de médecine lui a permis de comprendre qu’elle préférait le théâtre et la danse, pratiqués depuis le lycée, au Lisa d’Angoulême. Anne-Lise fréquentera donc cette année la filière arts du spectacle de l’Université de Poitiers, le Conservatoire national de région et les stages du Centre dramatique. Elle jouera en décembre dans une mise en scène de Patrick Ramos à la M3Q, à Poitiers. Fabien et Valéry Hilt (page de droite, photo C. Pauquet) Des jumeaux, nés à Saintes, qui ont la fibre technologique. Valéry (à droite) est à l’IUP génie des matériaux. Fabien a obtenu son DUT génie industriel et maintenance, et trouvé un travail à Angoulême. Petite nostalgie pour Poitiers «une ville si jeune». Oona Bijasson (page 18, photo C. Pauquet) Originaire de Neuilly, Oona a choisi Poitiers pour suivre le DESS réalisation documentaire. Aucun regret pour la vie parisienne : «Ici, le contact avec les gens est plus facile, et tout se fait à pied, dans une ville calme, agréable.» Julienne Brun (page 19, photo M. Deneyer) En 2e année de psycho, cette poitevine de souche veut devenir psychologue mais aussi écrivain, peintre… en tout cas avoir toujours quelque chose à faire de passionnant, à côté, pour rester éveillée. 16
    événements importants explorent les liens tissés entre la photographie et le texte. Le premier est une commande que j’ai passée, parallèlement à un concours lancé auprès des étudiants et des personnels de l’université, à deux photographes, Marc Deneyer et Claude Pauquet, pour laquelle ils avaient carte blanche pour fixer leur vision de l’université. Avec des approches totalement différentes, Marc Deneyer s’est attaché aux lieux, Claude Pauquet a privilégié les portraits. Leur travail sera exposé à la médiathèque en novembre, puis à l’université. Dans le même esprit, j ’ a i demandé à un écrivain, Pierre d’Ovidio, d’accompagner le projet par un texte personnel. Ces trois regards seront réunis dans une plaquette comprenant une vingtaine de photographies, en miroir avec le texte. Le second événement a été pensé dans la continuité d’Ecrivains Présents et renouvelle le partenariat entre l’université, l’office du livre et la ville de Poitiers. Cette nouvelle formule se distingue de l’ancienne par la durée – les manifestations s’étaleront de fin novembre à mai – et par la réflexion autour d’une thématique précise qui sera «photographie et littérature». Nous souhaitons garder l’esprit libre d’Ecrivains Présents en diversifiant au maximum les modes d’intervention. De fait, de nombreuses expositions reprendront ce thème avec des portraits d’écrivains, la présentation d’œuvres d’écrivains-photographes avec Lorand Gaspard, Denis Roche et Jean-Loup
    C’est un thème très vaste qui peut prendre des directions très variées. Dès son apparition et le premier âge de son développement, la photographie a suscité une réflexion très importante de la part des hommes de lettres, chez Baudelaire par exemple. Elle a également obligé les écrivains à ré-interroger les relations entre peinture et littérature, entre l’image, peinte ou photographiée, et la réalité. En outre, la photographie a nourri énormément de réflexions sur le temps. La photographie fixe un instant passé, ce qui a conduit Roland Barthes à s’interroger sur les rapports entre la photographie et la mort. La question du temps se pose de nouveau quand les photographies sont pensées en suite. Comment créer un récit à partir de plusieurs images fixes ? Comment raconter une image fixe ? Plus tard, l’arrivée du cinéma renouvellera ces débats sur la temporalité. Nous élargirons ces thèmes à la spécificité du livre de photographie qui est plus qu’une somme de planches mais une création en soi. La collaboration entre écrivains et photographes pose des problèmes concrets à l’éditeur. Qui met-on en valeur ? Quelle mise en page ? Quelle couleur ? Quel format ? Cette suite de manifestations permettrait d’aborder toutes ces notions et de rappeler la matérialité du livre. s
    s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 54 s
    s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 54 s
    17


    fermer...
  • Téléchargement du fichier au format pdf
  • Fac-similé scribd (attention! ce type de visualisation n'est pas toujours fidèle à l'original) :
    Read this document on Scribd: Visages de l'Université

Discussion

Aucun commentaire pour “Visages de l’Université”

Poster un commentaire