fermer... ulture
mer, Ulysse Sapin rend chaque semaine visite à ces détenus qu’il accompagne dans l’écriture. Avec ces coupables qui se doivent d’être «coupés» du monde, il noue un dialogue que chacun alimente de ses fantasmes, de ses cauchemars, de ce qui tente de se dire d’un passé. Aux muets, un livre donne parole et les mots seraient comme des tombes, posés sur l’indicible tourmenté. Et les mots seraient muets comme des tombes et des tombes ils nous parleraient pour nous en délivrer le secret, qui est fait de beaucoup de silence. Ce livre de Denis Montebello laisse résonner chacune de ses phrases, leur laissant leur puissance d’énigme irrésolue. Assumant l’étrangeté d’un improbable récit, il fait dialoguer des damnés dans l’enfer de la prison, là où des humains ne seraient plus parmi les humains, là où, si l’on y prête attention, s’ouvre la bouche d’ombre qui nous parle de nos rêves refoulés, de nos peurs enfouies, de notre condition d’humain hallucinante et belle. Ce livre à sa manière se porte là où se joue l’essentiel de la littérature, là où avec les mots des vivants quelque chose comme notre propre mort nous parlerait à l’oreille. Nous murmurant les bribes d’une histoire ensevelie. Faisant remonter ces bribes à la surface d’un livre écrit de derrière le mur.
Xavier Person
Ed. Fayard, 129 p., 12
Archéologue d’autoroute
S
a i t - o n à quoi rêvent les morts ? Saura-t-on jamais quelle vie ont eu ceux qui ne sont plus en vie ? Ouvrirait-on une tombe qu’on ne découvrirait rien. Raconterait-on nos rêves, que nous ne saurions rien ou si peu démêler. Dans Archéologue d’autoroute, Denis Montebello croise des récits impossibles, ceux qui par exemple s’écriraient lors d’un atelier d’écriture à l’intérieur d’une prison, ou bien ceux que l’archéologue rêverait d’exhumer du silence des tombes. Dans tous les cas, quelqu’un est enfermé, absenté. Dans tous les cas, une solitude sans nom fait silence. Et toujours il s’agirait d’écrire, enfermé, de derrière les murs trouver les mots pour s’en sortir. Des murs qu’à l’intérieur de soi on s’est érigé, briser la dureté : faire circuler la parole, lâcher les phrases, entamer un dialogue avec l’inconscient, dans le jeu entre les mots ouvrir des brèches dans son passé, dans ce qu’on est et qu’on ne sait pas dire. Dans cette cellule qui fait office de bibliothèque et d’où l’on voit la
Denis Montebello photographié
c
par Marc Deneyer
n sa compagnie
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Claude Pauquet
’ é c r i v a i n et dessinateur, cofondateur de la revue littéraire Le Paresseux, Dominique Hérody, publie son premier roman aux éditions Le temps qu’il fait. Récit à la première personne, En sa compagnie, raconte une relation amoureuse entre deux jeunes gens. Sans autre fil conducteur que cette banale amourette, le livre s’ouvre pourtant à un exercice de style plein d’humour. A travers la trame amoureuse, le narrateur se livre à des digressions délirantes, se préocE
cupe de détails mineurs et se retourne sur lui-même avec une douce ironie. Les scènes ainsi soigneusement consignées par un homme aveuglé par sa belle et un chouïa narcissique se succèdent avec fantaisie. Que ce soit en Italie, au saut du lit ou chez les parents de la jeune aimée, les descriptions, élucubrations et conversations composent un récit jamais sérieux. Dans ce livre construit comme un collage, Dominique Hérody aligne les anecdotes, s’éparpille parfois, mais toujours maintient le cap de l’humour. Avec un langage alambiqué, mais loin d’être précieux, il joue de l’allusion piquante, de la parenthèse terre à terre ou du clin
d’œil coquin. Il détourne les clichés, se moque de ses propres sentiments et croque des scènes miromantiques mi-comiques entre le narrateur et l’objet de son amour. On sent l’envie de légèreté, le souci d’ôter toutes gravités, toutes tensions dans ce roman qui décrit l’amour dans la simplicité de sa quotidienneté. C’est comme l’histoire d’une passion presque enfantine, la lente et vive succession de chamailleries, de gamineries. Un rare livre sur le bonheur entre deux êtres, frais et vivant.
Aline Chambras
Ed. Le temps qu’il fait, 76 p., 13
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s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 56 s
IERRE BEC
L’ancien directeur du Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, spécialiste des troubadours, est aussi occitaniste et poète (lire l’hommage de Jacques Roubaud dans L’Actualité n° 53). Pour ses 80 ans, l’Institut d’études occitanes de la Vienne lui offre Per un païs…, recueil d’articles sur la langue et la littérature occitanes écrits par cet éminent occitaniste entre 1956 et 1997. (IEO 86 : 37, rue de la Vallée, Le Petit Breuil, 86000 Poitiers)
La chute des corps U
n homme nu debout sur une table à dissection, dans une lumière froide, à contre-jour. Une femme nue fait rouler la table. Un mouvement brusque : l’homme chute. Comme une exécution. Pas loin, un feu. En arrière-plan, un film projette un visage flou, qui s’agite de gauche à droite et qui échappe.
MÉMOIRES D’EXIL D’UN ESPAGNOL
Le Croît vif publie une partie des mémoires de Luis Bonet Lopez (1910-1997), imprimeur à Montendre. On le suit dans ses pérégrinations de travailleur et de résistant entre 1939 et 1945 dans les DeuxSèvres, la Charente-Maritime et la Charente.
LAURENT MILLET
Pièce après pièce comme on dit pierre après pierre, le photographe Laurent Millet semble édifier une œuvre protéiforme, tendue vers l’expérience de la mesure de tous les corps. Son exposition «La Chambre aux traits» est à voir à l’Abbaye aux Dames, à Saintes, jusqu’au 8 juillet. Deux livres paraissent en même temps.
Jean-Michel Bruyère
Extase ? Refus ? Réminiscence de Pierre Molinier ? Dès les premières minutes, le spectateur suffoque. Soudain un bloc d’abîme : Régine Chopinot aurait pu emprunter le titre du livre d’Annie Le Brun pour nommer Chair-Obscur. En effet, la chorégraphe lâche ses démons. Ce spectacle, tournant radical, signale un nouveau départ. Elle appuie sur ce qui fait mal mais sans un cri, dans un bain de musique baroque – et mortifère – jouée sur scène par Fabio Biondi et l’ensemble Europa Galante. Les corps s’entassent comme des kilos de viande, on s’en débarrasse, mais ça bouge encore. Ça respire et ça se serre les uns contre les autres. Un tas vivant. Ils soulèvent ces moments de l’histoire insoutenables. C’est le dénuement des corps, des êtres. Il se passe quelque chose de grave dans cette extrême cérémonie. Pompéi, la peste médiévale, les camps… Là où il n’y a plus de mots, que des actes. Force extraordinaire que de montrer le tréfonds de l’humain et de nous empêcher de dormir. Et pourtant, elle vole, Régine Chopinot, harnachée, à deux mètres du sol. Possible rédemption.
Jean-Luc Terradillos
On ne part pas pour si peu
rent un décor mobile, instable. Entre Paris, Toulouse, Marseille, le Gers et les Pyrénées, il se déplace en auto-stop, vit de petits boulots, de discussions politiques et de rencontres amicales ou amoureuses. Mais à chaque fois, il manque ce quelque chose en plus qui serait peut-être le bonheur, l’insouciance. Fugue, parcours initiatique, les pérégrinations du jeune homme ressemblent à une quête sans fin, dans un monde de contradictions et de déceptions. C’est la fin des années 60 que Bernard Ruhaud met en scène. Le parti communiste, auquel il adhère, perd pied face aux dérives staliniennes. En Algérie, c’est une guerre coloniale qui se joue. En France, le mouvement hippie émerge, puis mai 68. Dans cet univers en mouvement, c’est une bohème douloureuse qu’expérimente le jeune Ruhaud, faite de désillusions et de profondes solitudes. Une bohème au goût de fatalité. Car Bernard Ruhaud écrit son histoire du haut des années passées : il sait ce que les rêves sont devenus. Ces rêves qui déjà s’effritaient sous l’œil du narrateur. Et la question de l’avenir, de son avenir, devient plus périlleuse : «J’avais l’impression de ne jamais réussir à rien faire, sauf fuir.» Sans narcissisme, ni complaisance, il nous fait revivre ses années d’adolescence. Quand tout devient sérieux. Quand à 17 ans, en 1965, on part, seul, à sa propre découverte. C’est un petit livre, sans fioritures, écrit avec précision et concision. D’une simplicité presque désarmante, entre nostalgie et apaisement. Comme un travail minutieux et lucide de rétrospection.
Aline Chambras Ed. Stock, 88 p., 10,55
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PEGGY ADAM
Nathan Jeunesse vient de publier Contes et récits des chevaux illustrés, un livre de 186 pages illustré par Peggy Adam (L’Actualité n° 55) et écrit par Pierre Davy.
MUES TRAVERSIÈRES
Sous-titré «ethnographie en Montmorillonnais», ce livre résulte de deux sessions de formation à Queaux, dans la Vienne, réunissant étudiants, animateurs du patrimoine et universitaires. Une démarche de terrain qui vise à cerner les mutations du monde rural, sous la direction de Francis Dupuy, Annie Guédez et Michel Valière. Edité par l’Association régionale pour la promotion de l’ethnologie, P 0 p., 18 . 16
près La première vie qui contait l’enfance, le second livre de Bernard Ruhaud évoque l’adolescence. Ce deuxième volet de la douce a u t o b i o g r a p h i e du romancier rochelais retrace le parcours d’un jeune homme enfui de chez lui. Parti sur un coup de tête, un coup de gueule, le narrateur sait aussi que ce départ est un moment clé de son existence. «On ne part pas pour si peu.» Mais pourquoi part-on ? Pourquoi cette avidité à aller toujours ailleurs ? La question traverse le livre et la réponse se tisse fragilement. «On est avide de tout sans savoir vraiment ce que l’on veut.» Les allers et retours et l’éternelle fuite en avant du personnage figu-
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s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 56 s
Tchekhov et Pinocchio au Printemps chapiteau
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e Centre dramatique PoitouCharentes plante son chapiteau dans six communes de la région, du 16 avril au 17 juin, avec deux créations : L’Homme des bois, de Tchekhov, mis en scène par Claire Lasne, et Pinocchio, d’après Carlo Collodi, mis en scène par Nicolas Fleury. La plupart des comédiens jouent dans les deux spectacles (qui sont traduits en langue de signes). Rappelons que Printemps chapiteau existe depuis trois ans grâce au désir des communes rurales et de leurs habitants d’accueillir du vrai théâtre pendant une semaine (L’Actualité n° 50). En outre, une scène ouverte aux amateurs du canton est organisée par Jean-Marie Sillard lors d’une soirée. Représentations à La ChapelleMontreuil du 16 au 19 avril, Poitiers (accueil de la Scène nationale aux Couronneries) du 23 avril au 4 mai, Cherveux du 14 au 17 mai, Mauprévoir du 21 au 24 mai, Arces du 4 au 7 juin, Fontafie du 11 au 14 juin. Renseignements au 05 49 41 43 90
D’autre part, le Centre dramatique édite en mai un livre du photographe Claude Pauquet, qui a suivi, l’an passé, le travail de mise en scène du Dom Juan de Molière sous le chapiteau.
AVIGNON IN L’expérience du Printemps chapiteau suscite un intérêt bien au-delà des frontières régionales (est-il besoin de le rappeler ?), comme en atteste l’invitation de Bernard Faivre d’Arcier au prochain festival d’Avignon. Les deux dernières créations de Claire Lasne, Dom Juan et L’Homme des bois, sont donc programmées dans le in. Avec le soutien du Conseil régional Poitou-Charentes, le Centre dramatique installera son chapiteau à Avignon du 9 au 24 juillet.
Stanislas Bouvier
Le Festival international du film de La Rochelle, désormais dirigé par Prune Engler et Sylvie Pras, promet des rétrospectives Karel Zeman et Jacques Tati, un hommage à Francesco Rosi, 15 films récents du monde entier et une nuit du polar. Du 28 juin au 8 juillet.
RECUEIL UNIVERSEL DES GAMMES
Un ouvrage volumineux, sans précédent, qui totalise sous forme de schémas les gammes occidentales, orientales, africaines, indiennes… Universalité et exhaustivité constituent les atouts majeurs de ce livre qui se définit comme «un outil, ou plus encore comme une porte ouverte sur des milliers de gammes». Les structures des gammes sont clairement identifiées par des grilles et des portées aisément interprétables par un lecteur non averti. C’est là aussi que réside l’intérêt du RUG : sa lecture ne nécessite qu’une connaissance minimale, celle de la série de notes Do Ré Mi Fa Sol La Si Do… B. L. c Editions Carag, 537 p., 53,36 aragrug@yahoo.fr
Claire Lasne photographiée par Mytilus
RIHL
Beau palmarès du 25e Festival international des écoles de cinéma, tenu en mars à Poitiers. Jury et spectateurs étaient unanimes : la qualité des 43 films en compétition était excellente. Le grand prix du jury revient à un film polonais, Meska Sprawa (Un truc d’homme) de Slawomir Fabicki. Pour les neuf autres prix, consulter le site rihl.org. Signalons Gottlieb, le beau film de Niels Norlov Hansen (prix du jury étudiant) : en 1571, à Copenhague, un chirurgien dissèque des cadavres volés, une pratique interdite à l’époque et à très haut risque.
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Histoires démoniaques et luxurieuses
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ortes amoureuses et bacchantes inquiétantes côtoient vampires et sorcières dans ces dixneuf nouvelles fantastiques et érotiques réunies par deux Poitevins, Claude Deméocq et Jean-Paul Bouchon. Le premier est un spécialiste des écrivains français précurseurs de la science-fiction (le merveilleux scientifique), l’autre s’intéresse au «second rayon de la littérature», en particulier aux récits de voyage et d’aventure. Ces Histoires démoniaques et luxurieuses, éditées par Terre de brume,
nous offrent des textes d’auteurs du XIXe siècle et de la Belle Epoque, certains célèbres, d’autres méconnus, voire exhumés de l’enfer. Les notices bio-bibiographiques en sont d’autant plus précieuses. On y retrouve donc Théophile Gautier, Villiers de l’Isle-Adam, Léon Bloy, Joris-Karl Huysmans, Guy de Maupassant, Jean Lorrain, Pierre Louÿs mais aussi Claude Vignon, Paul Nagour et René Le C h o l l e u x , Jean-Louis Renaud, Maurice Rollinat, Frédéric Boutet ou Maurice Renard.
ORCHESTRE POITOU-CHARENTES
L’orchestre invite un chef tchèque, Leos Svarovsky, pour programme Smetana, Dvorak, Martinu, le 28 mars à Saintes, le 30 à Saujon, le 31 à Mirebeau et, avec la création française du Concerto pour clarinette de Krystof Maratka (soliste Michel Lethiec), le 1er juin au festival de Sully-surLoire et le 2 à Marennes.
s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 56 s
culture
Photographies des collections de la Maison de Pierre Loti, à Rochefort.
YANNICK JAULIN
Quand Yannick Jaulin convoque la Grande Faucheuse, cela donne J’ai pas fermé l’œil de la nuit…, un spectacle donné plus de 200 fois. Et un double CD avec le texte intégral, illustré par Peggy Adam. En outre, il lance une collection de CD «Yannick Jaulin raconte…». Premiers titres : Contes d’animaux et Le Marais poitevin. Ed. Le beau monde ? (nombril.com)
GUERBIGNY - THÉBAUT
Quinze titres de musique à danser du Poitou avec, à l’accordéon et au violon, Benoit Guerbigny et Robert Thébaut, sont gravés sur le CD Les Pieds dans la braise (dist. L’Autre distribution). A écouter aussi en concert le 19 avril (21h) à la commanderie de Saint-Marc-la-Lande, près de Parthenay.
TERRITOIRES PARTAGÉS
Fantaisies de Pierre Loti I
l paraît que Victor Hugo était un fou qui se prenait pour Victor Hugo (dixit Cocteau). Julien Viaud se prit-il avec mégalomanie pour Pierre Loti, son double ? Mais futil si peu sûr de cette doublure qu’il multiplia les poses photographiques pour se rassurer sur l’existence visible de cet autre ego ? La «vie de» Loti, comme toute autre, fut-elle à ce point «vide» qu’il fallut la remplir d’images et de déguisements d’opérette ? «Qui est Pierre Loti ?» Sur cette question commence l’ouvrage de Bruno Vercier. Il semble que le corps (au besoin photographié presque nu) du marin rochefortais (penderie de costumes militaires), lequel porta nom d’homme de lettres (portrait d’académicien), ne fut jamais sûr de la réponse. Les photos-souvenirs des voyages exotiques (en spahi, Alban a i s , bédouin sur dromadaire, Turc), sont autant de pseudonymes d’un moment, narcissiques m a s q u e s et mascarades certes (pharaon de pacotille, huguenot version XVIIe siècle, mandarin de Pékin) mais tragiquement inquiètes, comme autant de conquêtes risquées de soi-même pour planter quelque petit drapeau triomphateur sur le dos des certitudes. Jeux de rôles : en joueur de pelote basque, en pêcheur breton ; à cheval, à vélo, à dos d’éléphant en Inde ; en soldat des tranchées ; en mari même – à Grenade avec l a fraîche épousée. Et parfois P i e r r e Loti déguisé en Julien Viaud (en civil) ! Au total, une panoplie, un dédale de travestissements (plus de 150 documents) habilement commentés par Bruno
Vercier, et qu’on visite comme les salles de la maison de Loti, à Rochefort… En définitive, la question est peutêtre : qu’était-ce que PIERRE-LOTI (avec ou sans trait d’union mais insécable, toutes lettres délibérément au même gabarit, comme il est gravé sur la sépulture du défunt prosateur) : homme ou légende, lequel fabriquant l’autre ? Peut-être aurait-il fallu ajouter l’ultime autoportrait, dûment choisi, préparé et mis en scène : la pierre tombale blanche en Oléron.
Alain Quella-Villéger Pierre Loti, portraits. Les fantaisies changeantes, par Bruno Vercier. Ed. Plume-Vent d’Ouest.
Bruno Vercier et Alain Quella-Villéger ont publié, en 2001, un commentaire d’Aziyadé suivi de Fantôme d’Orient dans la Foliothèque Gallimard. A. Quella-Villéger est l’auteur de la biographie Pierre Loti, Le pèlerin de la planète (Aubéron, 1998), qui vient d’être traduite en turc, à Istanbul (éd. Yapi Kredi). Une traduction japonaise est en cours. Et son roman, Port sépia, vient de paraître au Croît vif.
Georges Rousse et Kyoko Ibe sont invités par le lycée agricole Xavier Bernard à Venours, dans la Vienne (rurart.org). Chacun réalisera une œuvre pour l’espace d’art contemporain du lycée. Du 28 avril au 15 décembre.
TERRE DE CHÈVRES
Voici le livre de référence sur la chèvre, qui s’ouvre sur l’histoire de cet animal domestiqué au Néolithique. Un chapitre est consacré aux races caprines, à l’élevage moderne et au lait ; un autre, aux fromages et à la gastronomie (avec une recette du petatou). Rappelons qu’en France, la moitié du lait de chèvre est collecté en PoitouCharentes. Cet ouvrage collectif de 186 pages est édité par la Fédération régionale des syndicats caprins et Geste éditions.
PIERRE JOUBERT ET L’ÎLE DE RÉ
A Saint-Martin-de-Ré, le musée rend hommage au dessinateur Pierre Joubert, qui a notamment illustré L’Ile au trésor et dessiné dans l’île de Ré. Jusqu’au 26 mai.
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