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d’acheter tel ou tel bâtiment, comment va-t-elle le réhabiliter et le faire vivre ? La question est encore plus épineuse lorsqu’il s’agit d’architecture industrielle du XXe siècle. Reste à sensibiliser le public, à l’informer parce que la meilleure protection réside d’abord dans la connaissance. Notons que les communautés de communes et les pays, très proches de leur patrimoine, s’engagent volontiers dans des opérations menées avec le concours de l’Inventaire en vue d’actions de valorisation. Ces questions seront abordées à Poitiers, le 17 septembre 2002, à l’occasion des Journées du patrimoine. J.-L. T. PATRIMOINE ÉCRIT
Dans le cadre du mois du patrimoine écrit, neuf bibliothèques et médiathèques de Poitou-Charentes présentent des expositions et ateliers consacrés aux images du Moyen Age, en sortant leurs fonds patrimoniaux. A Poitiers, la médiathèque et le Centre d’études supérieures de civilisation médiévale ont concentré leurs recherches sur la figure de l’auteur. Celui-ci est représenté dans les enluminures des manuscrits médiévaux, dans les incunables, mais aussi dans la sculpture, le vitrail et la peinture murale. A Angoulême, La Rochelle, Rochefort, Saintes, Châtellerault, à la bibliothèque universitaire et au CRDP de Poitiers, les différentes initiatives orienteront le regard sur le bestiaire, l’imprimerie, l’architecture et la musique. Renseignement : ABCD, tél. 05 49 41 46 44
Protéger, restaurer, réactiver
E
n Poitou-Charentes, l’Etat consacre environ 8 millions d’euros par an à la restauration du patrimoine et, selon Jean-Pierre Blin, conservateur régional des monuments historiques, cela génère au moins 23 M e de travaux compte tenu de la participation des collectivités locales et des propriétaires privés. L’Etat subventionne 50 % des travaux quand les édifices sont classés et 25 % s’ils sont inscrits – notons que les particuliers peuvent défiscaliser le montant des travaux à leur charge –, mais cette proportion peut varier selon le degré d’implication des collectivités. C’est le cas, par exemple, des dossiers concernant les églises romanes, les chemins de Saint-Jacques et les fortifications du littoral sur lesquels la Région Poitou-Charentes s’est particulièrement mobilisée.
Dans le service régional de l’Inventaire, dirigé par Serge Bouffange, les relations avec les collectivités sont également jugées «fondamentales». En effet, un bâtiment remarquable n’est pas systématiquement protégé, sachant que l’habitat représente environ 90 % de notre patrimoine. Pourquoi devrait-on obliger un particulier à vivre dans un musée ? Et si la commune décide
PATRIMOINE DU XXe SIÈCLE
C’est en 1976 que le premier édifice du XXe siècle a été protégé en Poitou-Charentes au titre de la loi sur les monuments historiques. Il s’agit du pont transbordeur du Martrou, à Rochefort. Actuellement 24 édifices de ce siècle sont protégés et une dizaine en cours. Beaucoup sont situés en CharenteMaritime. Citons par exemple à La Rochelle, le Café de la Paix, la villa Alsace, la gare, l’église de Frétilly, les groupes scolaires Paul Doumer et Pierre Loti, et à Royan, l’église Notre-Dame et trois villas. A Ars-en-Ré, aux Mathes et à La Tremblade, quatre batteries du mur de l’Atlantique devraient être bientôt protégées. Signalons à Angoulême, l’entreprise Hébert, manufacture de papier, et la chocolaterie, à La MotheSaint-Héray, le moulin à eau de Pont l’Abbé, à Poitiers, l’église Saint-Cyprien.
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Ci-contre : MS 41(202), folio 20, livre de prières de la reine de Naples, Jeanne de Marc Deneyer Laval, Médiathèque François Mitterrand, Poitiers. 232 x 160 mm.
XVe
siècle.
La Pentecôte est ici illustrée par la descente sur terre de l’Esprit-Saint symbolisé par une colombe. Au
La Fondation du patrimoine
centre, la vierge Marie entourée des apôtres. Destiné à une reine, ce livre d’heures est particulièrement soigné, tant par la qualité du support que la finesse des
L
es campagnes recèlent des centaines de lavoirs, fontaines, porches, bâtiments habitables ou sites naturels non protégés au titre des monuments historiques. Tous participent d’un patrimoine rural à sauvegarder. Telle est la vocation de la Fondation du patrimoine. Reconnue d’utilité publique, elle apporte des aides à la restauration d’édifices privés ou communaux représentatifs. Pour encourager la participation et la
sensibilisation active des citoyens au patrimoine local, la Fondation lance cette année une souscription. En Poitou-Charentes, quatre projets sont d’ores et déjà retenus : le kiosque du Gua, les vitraux de l’église de La ChapelleBâton, la chapelle de Marcilly à Liglet et le pigeonnier de Chiréen-Montreuil. Renseignements au 05 49 50 33 87
illustrations. Le manuscrit est exécuté sur velin, c’est-à-dire une peau de veau mort-né. Rare et plus fine que les parchemins, cette peau n’est utilisée que pour les ouvrages de luxe ou la Bible. Par ailleurs, l’intensité des bleus est caractéristique de cette époque où la découverte de nouveaux mondes a été aussi celle de nouvelles couleurs, dont l’indigo. Les tons jaunes ont été réalisés en glacis (peinture) d’or alors que les lettrines du texte sont exécutées à la feuille d’or. Ce livre d’heures est un des plus riches de la collection de la médiathèque de Poitiers.
s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 57 s
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