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Aviation : Mission, pilote de chasse

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Mission, pilote de chasse. Avec le lieutenant Hoffmann, futur pilote de chasse. Par Astrid Deroost ; Avoir les pieds sur terre. Isabelle Boué, 32 ans, est une des cinq femmes du département aéronautique de Dassault Aviation.

Par Aline Chambras.

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    Mission, pilote de chasse « e suis passionné par le fait de conduire une mission, depuis la préparation à la fin, sans être dépassé par l’avion. Puis de discuter de cette mission avec le groupe...» Après un bac S, deux ans de classes préparatoires, deux ans au sein de l’Ecole de l’air à Salon-de-Provence (sur concours), le lieutenant Hoffmann, 22 ans, futur pilote de chasse, fait une escale en Charente. Le jeune Lorrain, comme plusieurs dizaines d’élèves-pilotes, garçons et filles, est en stage à la base aérienne de Cognac pour passer son Airline transport pilote licence (brevet européen). Ensuite, il rejoindra Salon, pour une préspécialisation chasse – quand d’autres choisiront transport –, puis Tours, pour l’école de chasse au terme de laquelle il décrochera son macaron de pilote militaire. A Cazaux, il suivra une phase de «transition opérationnelle», soit un apprentissage au système d’arme sur Alpha Jet, puis sera, en fonction de son classement, affecté dans un escadron. Là, Julien Hoffmann devra encore s’adapter aux Mirage 2000 ou Mirage F1 – prochainement au Rafale –, devenir PIM (pilote en instruction mili-
    J
    taire) puis PO, comme pilote opérationnel. Pour atteindre cette ultime étape dans cinq ou six ans, le jeune homme a toute la patience du monde : «Dès mon premier vol, j’ai trouvé cela fantastique. La vitesse, les sensations, la nature qui défile, le fait d’être à l’affût de tous les avions qui sont dans le transit... C’est un rêve d’enfant qui se concrétise petit à petit.» La longueur de la formation est à la mesure de la tâche du pilote de chasse dont le Mirage peut atteindre 600 nœuds (1 200 km/h) à basse altitude. Outre le diplôme d’ingénieur acquis à l’Ecole de l’air et une dextérité à appréhender toutes les conditions de vol, le futur pilote doit faire montre de concentration, d’équilibre, de facultés d’adaptation et d’une excellente forme physique. «La formation comble mes attentes même si elle est parfois difficile et demande beaucoup d’investissement en temps», souligne Julien Hoffmann, dont l’engagement dans l’armée équivaudra à une période de quinze ans. Un jour, en plus de ce métier, grâce auquel il «fait des rencontres et apprend tous les jours», le lieutenant aimerait renouer avec le piano qu’il a pratiqué pendant dix ans. Astrid Deroost
    Avoir les pieds sur terre 32 ans, Isabelle Boué est une des cinq femmes du département aéronautique de Dassault Aviation. Et la jeune femme que le manque de parité ne gêne pas, s’estime heureuse d’avoir trouvé un emploi dans sa branche. «Quand je vois la défection que connaissent les études scientifiques, je ne suis pas surprise.» Après une maîtrise de mécanique à Toulouse, elle finalise ses études par un DEA d’aérodynamique et de mécanique des fluides à l’Ecole nationale supérieure de mécanique et d’aérotechnique de Poitiers. Et choisit de poursuivre par une thèse. Pour ces travaux de recherche, la jeune femme préfère la voie du privé sans hésiter. «Travailler dans un laboratoire public ne m’intéressait pas. Surtout actuellement depuis que les crédits accordés par l’Etat à la recherche ont considérablement baissé. Et puis c’est un milieu très fermé qui ne correspond en rien à mon caractère.»
    A 28e CONGRÈS DE BIOMÉCANIQUE Le congrès de la Société de biomécanique s’est arrêté cette année à Poitiers, plus précisément dans les locaux de l’Ensma au Futuroscope, les 11 et 12 septembre derniers. Le but était de réunir les communautés scientifique et médicale (physiciens, biochimistes, médecins, chirurgiens, kinésithérapeutes, etc.) afin d’explorer les avancées récentes dans les nombreux secteurs de la biomécanique. La diversité était au rendez-vous lors de cette 28e édition (soutenue par le programme régional Com’science), qui a présenté une soixantaine de communications affichées et une cinquantaine de communications orales sur les thèmes tels que «mouvement et sport», «cellules et tissus» et «structures et matériaux». La société compte 250 membres appartenant à 41 centres de recherche distribués à travers la France, la Suisse, la Belgique et le Canada.
    C’est donc pour éviter de «s’ennuyer» qu’elle a opté pour la voie industrielle en entrant chez Dassault, dans le cadre d’une convention industrielle de formation pour la recherche (Cifre). Grâce à cette formule de partenariat entre industrie et recherche, Isabelle Boué a pu travailler sur des sujets concrets, en rapport avec de vrais besoins, ce qui, pour elle, est indissociable du travail du scientifique : «La recherche sans rapport direct avec le monde industriel ne m’intéresse pas. J’ai besoin d’avoir les pieds sur terre, de me raccrocher à de vrais problèmes.» Quant aux projets sur lesquels elle travaille, ils sont confidentiels… Aline Chambras
    s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 62 s
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