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Bande dessinée : Jimmy Beaulieu

Bande dessinée – Les microclimats de Jimmy Beaulieu. Jimmy Beaulieu, auteur de bande dessinée québécois, en résidence à Angoulême, guette les bonheurs du quotidien.

Par Astrid Deroost, photo : Claude Pauquet. Page de droite : dessin de l’artiste extrait de « Projet Domiciliaire ».

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    bande dessinée
    Jimmy Beaulieu, auteur de bande dessinée québécois, en résidence à Angoulême, guette les bonheurs du quotidien Par Astrid Deroost Photo Claude Pauquet
    Les microclimats de Jimmy Beaulieu B ribes d’enfance, souffrances apprivoisées, sensualité d’un présent amoureux, vagabondage de la pensée... Jimmy Beaulieu, auteur de bande dessinée, est un guetteur de temps, brefs ou nonchalants, profonds et légers. Des moments tous dignes, à ses yeux, du regard appliqué que restitue son trait fluide. «La quotidienneté est peut-être mon propos principal, glisse-t-il. Quand j’ai vu les films d e Woody Allen, ou lu les albums de Dupuy et Berbérian, j’ai compris que mon existence était digne de fiction. Cela m’a fait aimer la vie.» Jimmy Beaulieu, Québécois de 30 ans domicilié à Montréal, est en résidence à la Maison des auteurs d’Angoulême pour quelques mois, le temps de saisir la ville et ses visages dans un journal imagé. Et de poursuivre le travail autobiographique commencé en 1998, lors de son retour au dessin. Une pause musicale «grégaire» l’ayant, pendant dix ans, distrait de son expression première. Depuis toujours, le jeune homme originaire au Québec de l’Ile d’Orléans se sait aspiré par les images. Enfant, il scrute à l’envi les tableaux accrochés aux murs du salon familial. A quatre ans, il découvre une bande dessinée. «La couverture était comme une peinture dans laquelle on pouvait entrer.» Il n’aura, dès lors, de cesse de savoir lire, vite, très vite, pour comprendre et apprendre. La lecture de bande dessinée – plutôt absente de la culture québécoise – engloutit ses timidités enfantines et ses craintes adolescentes : des super-héros américains à Mattotti, Dupuy et Berbérian, Spiegelman, Sempé... Il passera à l’acte de création, naturellement et sans détour par une école d’art. En usant, indifféremment, de la plume, du pinceau ou du stylo à bille. Tout cela, sa croyance en la beauté – offerte – des choses simples, ses blessures d’enfantadulte, ses réflexions politiques, Jimmy Beaulieu le raconte dans Le Moral des Troupes, à paraître en France en 2005. Il parle encore de ses origines populaires et, avec force expressions québécoises, d’un Québec défolklorisé. De ce côté-ci de l’Atlantique, le Québécois a pour voisins-résidents Fabrice Neaud et Xavier Mussat. «Leurs questionnements m’ont aidé», reconnaît Jimmy Beaulieu qui célèbre l’honnêteté induite par le récit autobiographique. Son prochain livre, Discomobile, chez Ego comme X, évoquera sa période musicale... «Pour ce qui concerne la création, précise-t-il, il n’y a pas de différence entre la musique et la bande dessinée, entre écrire une chanson ou une histoire, ce sont toujours des microclimats, de musique ou de bande dessinée.» ■ Catalogue de Jimmy Beaulieu sur www.pastis.org/mg. Expositions-rencontres à Angoulême, le 19 octobre au CNBDI et, à Poitiers, le 20 à la librairie le Feu rouge. Du 25 au 29 octobre, il anime au CNBDI un stage de création BD sur l’autobiographie.
    Page de droite : extrait de Projet
    domiciliaire, journal d’une résidence en Charente.
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    ■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 66 ■
    ■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 66 ■
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