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tre et en renforce ses pouvoirs. Cela était vrai de la machinerie à la Renaissance ou bien de l’électricité au XXe siècle.» Habituellement associés au monde industriel et sécuritaire, les capteurs sont aujourd’hui détournés de leurs fonctions originelles pour investir de nouveaux domaines. L’inscription du numérique et de la captation en temps réel au sein du spectacle vivant révolutionne les pratiques artistiques. Les «technoperformances» de la compagnie Si et Seulement Si s’inscrivent dans cette même perspective : «Les différents médias cohabitent sur scène, dans une logique de mixage des formes, contraignant le spectateur à faire des choix dans ce trop-plein d’informations, se frayant un chemin qu’il sait partiel dans l’abondance des formes.» Leur recherche s’articule autour de cette problématique : «Quelles formes doit prendre la nouvelle expressivité qui s’exprime à travers la possibilité pour les acteurs d’interagir sur leur environnement ?» Les capteurs investissent l’espace scénique et modifient du même coup le champ des postulations et des potentialités artistiques. Finalité sans fin, l’art s’offre à tous les possibles. L’avenir n’est plus ce qu’il était.
Boris Lutanie
Théâtre et interactivité L
’ E s p a c e culturel multimédia de l’EMF organise plusieurs ateliers de sensibilisation intitulés «Théâtre, capteurs et temps réel». Ces workshops s’échelonneront lors de trois sessions (janvier et février 2005) dirigées par les compagnies Incidents Mémorables et Si et Seulement Si. Le recours à l’interactivité permet un renouvellement des formes et pratiques d’expression théâtrale. Fondée en 1999, la compagnie Incidents Mémorables construit de nouvelles «passerelles avec les arts numériques en inventant des environnements scéniques modifiables». On peut légitimement s’interroger sur la théâtralité de la captation et des technologies numériques. Le propos ne consiste pas à sacrifier une fois de plus à une forme d’avant-gardisme technophile, mais bien d’envisager ces nouvelles techniques comme des outils d’expérimentation et de création. Directeur artistique et metteur en scène de la compagnie Incidents Mémorables, Georges Gagneré affirme ainsi : «Chaque révolution technologique transforme le théâ-
LA MONDIALISATION
A l’Espace Mendès France, l’exposition sur l’économie (jusqu’au 29 mai) est complétée par un cycle de conférences. «Mondialisation : une perspective historique», par Philippe Norel, professeur à l’Université de Poitiers, le 3 février à 20h30. «La Roumanie à l’heure de l’Europe : quels enjeux économiques et scientifiques ?», table ronde animée par Christian Cormier, maître de conférences à l’Université de Poitiers, avec Lucian Dascalescu et Charles Kappenstein, professeurs à l’Université de Poitiers, Claude Martin, professeur à l’Université de Grenoble, Florian Paun, docteur en aéronautique, Ingrid Vaileanu, directrice du cabinet Celidea consultanta SRL, le 9 mars à 18h. «Pour une économie historique», par Pierre Dockès, professeur à l’Université de Lyon 2, chercheur au Centre Walras, le 31 mars à 20h30.
JULES VERNE
A l’occasion du centenaire Jules Verne (1828-1905), l’Espace Mendès France invite à un voyage extraordinaire dans la vie et l’œuvre de l’écrivain, du 22 février au 22 mai.
SANTÉ MENTALE
Trois conférences à l’Espace Mendès France lors de la semaine d’information sur la santé mentale : «L’adolescent en souffrance : prévention possible», par Daniel Marcelli, professeur à l’Université de Poitiers, chef de service au centre hospitalier Henri Laborit, le 14 mars à 20h30. «Le CMP : prévention ou soin», par Alain Cardon, chef de service au CH Henri Laborit, et l’équipe du centre médico-psychologique Boncenne de Poitiers, le 15 mars à 20h30. «La prévention des rechutes», par Claude Guyonnet, praticien hospitalier, et l’équipe de la Fédération des placements familiaux et de l’hébergement social et médico-social, le 16 mars à 20h30.
HISTOIRE DES SCIENCES
Dans le programme d’histoire des sciences et techniques de l’Espace Mendès France en partenariat avec l’Université de Poitiers, signalons la conférence de Pietro Corsi, professeur à Paris I, intitulée «Qu’est-ce que l’histoire des sciences ?», le 23 février à 14h15, amphi J, sur le campus. Contact : anne.bonnefoy@pictascience.org
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LA SCIENCE SE LIVRE
Les voyages de Blaise Cendrars D
ans le sillage de quelques grands écrivains voyageurs – Joseph Conrad, Robert-Louis Stevenson, Henry de Monfreid – déjà présentés à la Corderie royale de Rochefort, le Centre international de la mer invite le public à accompagner l’écrivain Blaise Cendrars dans ses pérégrinations maritimes et terrestres, à découvrir le personnage, inlassable bourlingueur, et les mille péripéties de sa vie, au travers d’une œuvre abondamment nourrie de ses expériences de voyage, de son regard curieux, lucide et émerveillé, sur le monde et sur les hommes. Dans un décor évoquant l’intérieur et l’extérieur d’un grand navire – selon un parcours ponctué d’extraits de poèmes, de carnets, de livres, d’entretiens radio, de photographies, de documents d’archives et d’objets personnels –, l’exposition «Blaise Cendrars, Escales», réalisée par le Centre international de la mer, propose au visiteur un voyage dans l’univers du poète voyageur.
Dans les bibliothèques, les collèges et les lycées du PoitouCharentes, La science se livre propose de janvier à mai des expositions itinérantes sur «la magie de la lumière» ainsi que des conférences de scientifiques et des animations réalisées par l’équipe de l’Espace Mendès France. Contact : christine.guitton@pictascience.org
LES COTEAUX CALCAIRES
Tels des jardins sauvages accrochés à la pente où affleure la roche blanche, exhalant couleurs et senteurs, bruissant de mille vies, les coteaux calcaires figurent parmi les milieux naturels les plus riches et les plus menacés. Alain Persuy, spécialiste de la gestion des milieux naturels en PoitouCharentes, impliqué durant des années dans la préservation et la réhabilitation des coteaux calcaires, nous invite à la découverte de ces espaces d’une singulière diversité floristique et faunistique, dans son livre Le coteau calcaire. Un jardin d’oubli et de couleurs. Le naturaliste nous propose aussi de partager sa passion, nez en l’air, yeux grands ouverts et oreilles aux aguets, au travers de quelques promenades sur les coteaux calcaires, nombreux dans notre région, notamment dans sa partie sud. Belin, coll. «Eveil nature», 88 p., 14,90 e
Du 15 janvier au 29 mai, à la Corderie royale de Rochefort, tél. 05 46 87 01 90
Champignons de Charente P
lus de 200 champignons sont décrits et illustrés de photographies en couleur dans Champignons de Charente, bel ouvrage pratique et pédagogique édité
par Charente Nature et coordonné par Gaston Heuclin, responsable de la section mycologique. On y découvre les genres principaux (bolets, amanites, etc.) mais aussi les milieux (prés et bois), les «souchettes», les myxomycètes et les lichens. Des conseils sont donnés pour identifier les champignons avant de prendre le risque de les cuisiner, avec en fin de volume de bonnes idées de recettes, notamment la sole fourrée aux cèpes ! Ed. Charente Nature, 240 p., 35 e
LE GUIDE DES CHAUVES-SOURIS
Olivier Prévost, naturaliste, viceprésident de Vienne Nature, parvient à faire comprendre combien les chauves-souris sont indispensables. Ces petits mammifères volants sont de grands prédateurs d’insectes et de bons indicateurs écologiques. Son guide des chauves-souris en Poitou-Charentes vise, «dans un esprit de vulgarisation, à faire un résumé des recherches, études et actions de protection qui, jusqu’à présent, restaient confinées au cercle des naturalistes». Un livre abondamment illustré de photos, aquarelles et dessins. Geste éditions, coll. «Les cahiers naturels», 200 p., 25 e
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Bougon Collections de l’ombre
n œil exercé sait identifier l’outil préhistorique parmi la pierraille qui affleure après un labour. Certains promeneurs les trouvent pas hasard, d’autres les recherchent, tous les conservent. Ainsi se constituent des «collections de l’ombre» qui, parfois, sont étudiées par des archéologues. Elaine Lacroix, conservateur du musée des tumulus de Bougon, a convaincu dix collectionneurs des Deux-Sèvres de prêter leurs pièces pour les montrer au public. L’exposition retrace l’évolution des industries humaines du Paléolithique au Néolitique en prés e n t a n t un choix de pierres taillées : bifaces, nucléus, pointes l e v a l l o i s , racloirs, grattoirs, perçoirs, burins. Ces outils sont
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abondants pendant la période acheuléenne (jusqu’à 500 000 ans). Des sites archéologiques ont pu être découverts grâce à quelques pierres taillées ramassées en surface. C’est pourquoi l’exposition vise aussi à inciter l’amateur à la plus grande prudence : tout outil prélevé risque de détruire à jamais l’information et rendre un site inexploitable.
Exposition jusqu’au 27 février, au musée des tumulus de Bougon. Tél. 05 49 05 12 13 Ci-contre, haches du Néolithique.
LA PRÉHISTOIRE
Toute personne s’intéressant peu ou prou à la préhistoire dans le monde dispose désormais d’un outil précieux rédigé par seize chercheurs sous la direction de Denis Vialou, professeur au Muséum national d’histoire naturelle, assisté de Roger Joussaume et Jean-Pierre Pautreau, directeurs de recherche au CNRS. La Préhistoire. Histoire et Dictionnaire est une synthèse monumentale : 1 650 pages dont 174 sur les méthodes de recherche, les sociétés préhistoriques, les Néolithique, 5 600 articles sur les sites et vestiges humains, 208 pages de bibliographie, nombreuses illustrations en noir et blanc. C’est aussi un ouvrage de vulgarisation car il donne des définitions de base, par exemple sur les périodes, les types d’architecture, l’art, les techniques de datation, les industries, les hominidés (jusqu’à Toumaï). Ed. Robert Laffont, coll. «Bouquins», 49 e
PALÉOSITE DE SAINT-CÉSAIRE
Saint-Césaire est un haut lieu de la préhistoire depuis la découverte d’un squelette néandertalien en 1979. Le Conseil général de la Charente-Maritime a décidé de mettre en valeur le site, avec le soutien de l’Etat et de la Région, et les conseils de scientifiques sous la houlette d’Yves Coppens et Bernard Vandermeersch (L’Actualité n° 62, octobre 2003). Le Paléosite, centre interactif de la préhistoire, ouvrira ses portes en mai 2005.
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