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Culture

Culture – Articles/brèves :

Mécénat pour les musées de Poitiers. Photo par Christian Vignaud ;
Paul-Armand Gette. Oeuvres de l’artiste en illustration ;
« Poitiers, romane et romanesque » de Jean-Luc Terradillos et Marc Deneyer ;
Zad Moultaka, la résolution harmonieuse. Photo de Philippe Nahon et Zad Moultake, par Arthur Péquin. Article : Jacques Polvorinos.

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    culture
    Mécénat pour les musées de Poitiers L a fondation BNP Paribas s’est engagée à faire connaître et à préserver les collections des musées de France et de l’étranger. A Poitiers, elle a offert en 2002 la restauration du grand tableau Aurore et Tithon, 1747, de Jean-Baptiste Pierre, et elle a publié fin 2005 un remarquable ouvrage sur les musées de la ville. Derrière le profil d’Athena – dite la Minerve de Poitiers – qui illustre la couverture, les 128 pages du livre restituent la richesse et la diversité des collections grâce aux superbes photographies de Hugo Maertens et Christian Vignaud. Les textes rédigés par les conservateurs présentent les œuvres les plus précieuses et représentatives des musées Sainte-Croix et de Chièvres, de la préhistoire à l’art contemporain. Confort Moderne à Poitiers : «L’obscur», de Laetitia Benat du 20 janvier au 19 mars. Espace d’art contemporain Rurart à Rouillé : «Circulez, il n’y a rien à voir», exposition collective de AnnVeronica Janssens, Sabrina Montiel-Soto, James Turrell (œuvres empruntées à des collections publiques) du 1er mars au 11 juin. Chapelle Jeanne d’art de Thouars : «D’entrée de jeu», exposition du Frac Poitou-Charentes avec Michel Blazy, Ernest T, Piero Gilardi, du 4 février au 26 mars. La mort d’Hyacinthe, 1801, de Jean Broc.
    Christian Vignaud - Musées de Poitiers
    EXPOSITIONS Galerie de l’école d’arts plastiques de Châtellerault : «Compléments d’objets», exposition thématique avec Claude Closky, Nikki de SaintPhalle, etc., du 28 janvier au 28 mars. «Jacques Villeglé, lithographies, gravures et sérigraphies», pour les 80 ans de l’artiste, du 30 mars au 28 avril. Hôtel Saint-Simon à Angoulême, Frac Poitou-Charentes : «A dessein», l’image dans la peinture, avec Glen Baxter, Régine Kolle, Thomas Schütte... du 3 mars au 15 avril.
    Collège André-Bouillet à CouhéVérac : «Motif de votre présence», d’Erwan Venn dans le cadre des 9e Rencontres collégiennes d’art contemporain, du 6 mars au 7 avril. Carré Amelot à La Rochelle : «Vent d’Autan», photographies de Daniel Maigné, jusqu’au 18 février ; photographies de Mathieu Bernard-Reymond extraites des séries «Intervalle» et «Disparitions», du 2 mars au 14 avril. Photographies dans la galerie d’essai : «Intérieurs» de David Simon, jusqu’au 11 février ; «Résurgences» de Laurence Bonnal, du 9 au 30 mars.
    Paul-Armand Gette alerie Louise-Michel à Poitiers (dans le cadre de la résidence d’artiste de la Ville) : « La permanence du sujet», expositions et interventions de Paul-Armand Gette, du 27 janvier au 2 avril ; à la Galerie des écoles d’art, lecture théâtralisée «Dissimulation et dévoilement d’Artémis» le 28 mars, et exposition des publications de Paul-Armand Gette du 28 mars au 28 avril.
    G
    POITIERS, ROMANE ET ROMANESQUE Le patrimoine roman, la place de l’université et la présence de la nature sont les axes qui structurent ce livre de Jean-Luc Terradillos et du photographe Marc Deneyer (Geste éditions, coll. «Villes et rivages», 126 p., 30 €). A la fois synthétique, très documenté et sans superlatif, cet ouvrage guide les pas et le regard du visiteur, et permet d’apprendre à connaître une ville qui ne se dévoile pas au premier venu. Sachant qu’une ville est autant rêvée que vécue. ■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 71 ■ 7
    Les divertissements botaniques, Paul-Armand Gette, Eupatorium
    cannabinum L. & Symphoricarpos albus (L.) S-F Blake, (Paula) 2005.
    ars nova
    ZAD MOULTAKA
    La résolution harmonieuse D ans un article consacré à Stravinsky et Webern au Domaine Musical, Louis-René des Forêts définissait «les exigences auxquelles nous sommes en droit d’attendre que satisfasse une œuvre d’art» : «Souci d’économie et science du dosage, soumission à des canons rigoureux, qui n’excluent pas l’aisance avec laquelle sont apportées aux problèmes techniques des solutions élégantes (toute technique codifiée n’étant qu’abstraction dépourvue de sens tant qu’elle reste à l’état de norme figée sur laquelle ne se greffe rien d’actif), volonté d’invention continue, refus de tout arbitraire, la beauté plastique venant ici au premier rang des objectifs poursuivis.» Pour toutes celles et tous ceux, même les plus exigeants, qui, l’été dernier à Saintes, ont écouté les œuvres de Zad Moultaka, elles répondent à ces critères. Il en fut ainsi lorsque, subjugué, le public découvrit Enluminures pour 9 voix de femmes sur un poème de Georges Shehadé, son compatriote libanais, écrivain adulé par les surréalistes et les situationnistes. Né au Liban en 1967, Zad Moultaka commence très tôt ses études musicales ; il achève son cursus de piano au conservatoire national de Beyrouth en 1984, année où il s’installe à Paris. Après deux ans de travail avec Marie-Madeleine Petit et Pierre Sancan, il entre au CNSMP dans l e s classes d’Aldo Ciccolini, Bruno Rigutto, Marie-Françoise Bucquet et Christian Ivaldi. Après deux premiers prix à l’unanimité (piano et musique de chambre) et une année de perfectionnement, il entame une carrière de soliste et se voit invité dans de prestigieuses salles européennes ; dans le même temps il enregistre Brahms, Schubert et Fauré pour les éditions Stil et signe ses premières musiques pour le cinéma et le théâtre. En 1993, malgré ces débuts plus que prometteurs, il met un terme à sa carrière de soliste international pour se consacrer exclusivement à la composition. Catherine Peillon qui, dans son précieux label l’Empreinte digitale, accueille les dernières créations discographiques de Zad Moultaka, emploie fort judicieusement la métaphore du fleuve Alphée qui se perdit dans la mer et par amour de la nymphe Arethuse rassembla ses eaux dispersées pour ressurgir fleuve sur l’île où elle s’était réfugiée Au confluent de cultures aussi puissantes, il y avait, outre tous ceux qui guettent tous les créateurs ambitieux, un écueil terrible à éviter : l’exotisme et son avatar contemporain marchand la world music. C’est par une savante subversion de l’ethnique, par une assomption des racines dans ce qu’elles ont de plus noble, de moins édulcoré, dans un choix particulièrement raffiné de textes du Cantique des Cantiques ou des pièces d’Etel Adnan en passant par des poésies érotiques arabes, que Zad Moultaka domine l’épineux sujet. Mais la subversion, l’appropriation de formes millénaires, de modes impossibles à reproduire sur des instruments occidentaux, représente une gageure folle. Cette conciliation, Zad Moultaka l’a obtenue grâce à un long cheminement personnel : «Le piano, que j’avais longtemps dénigré et que j’ai refusé pendant des années, n’est autre que le prolongement de moi-même. Que je le veuille ou non, je devais l’accepter comme accepter mon corps et mes membres.» Et dans Zàrani, cet instrument symbole de la puissance bourgeoise occidentale devient un moyen de tissage, d’enrichissement du lien sans nier le choc avec l’oud et la voix. Il n’est pas étonnant que les meilleures formations, dont Ars Nova, les festivals les plus prestigieux commencent à lui passer des commandes. Notre région aura le privilège de l’accueillir du 29 mars au 4 avril 2006. A ne pas manquer. Jacques Polvorinos
    Philippe Nahon et Zad Moultaka.
    Arthur Péquin
    RENCONTRE MUSICALE ENTRE L’ORIENT ET L’OCCIDENT Une semaine avec Zad Moultaka à Poitiers, du 29 mars au 4 avril, par Ars Nova, en coproduction avec Le Théâtre - Scène nationale de Poitiers, la Maison de l’architecture Poitou-Charentes. Concerts, exposition, documentaire, rencontres, répétition publique… Concerts dans la région : Zàrani, le 28 mars au Théâtre de la Coupe d’or à Rochefort, le 30 mars à La Blaiserie ; «A Dionysos», soit cinq pièces, Zikr, Fanàriki, Fragments, Loubnân (création), Nepsis, le 4 avril à la Hune (Saint-Benoît), le 7 avril à La Coursive - Scène nationale de La Rochelle. www.arsnova-ensemble.com
    CRÉATIONS Les Métamorphes, d’après Ovide, mise en scène de Jean Boillot - La Spirale, musique d’Alexandros Markéas interprétée par Ars Nova, à Poitiers : Narcisse, le 10 et 11 février (Beaulieu), Air et Eaux, du 14 au 23 mars (La Blaiserie). Chantier «La Mouette», de Tchekhov, mise en scène de Claire Lasne - Centre dramatique PoitouCharentes, avec Richard Sammut et la haute école de théâtre de Suisse romande, du 30 janvier au 1er février à Poitiers (La Blaiserie). OCCC, dernier volet du triptyque de la Fin des temps, de Régine Chopinot - Ballet atlantique, centre chorégraphique national de La Rochelle, du 2 au 4 mars à la chapelle Fromentin.
    CD de Zad Moultaka : Zàrani, l’Empreinte musicale, 2003. Anashid, Network, 2001. 8
    ■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 71 ■


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