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BOUILLÉ-SAINT-PAUL
Un village se met en scène E
n misant, il y a dix ans, sur la culture comme moteur du développement local, Bouillé-Saint-Paul, petite commune rurale du Pays thouarsais, en DeuxSèvres, faisait un pari osé. «En 1996, nous avons racheté le château, dans l’optique notamment de développer un projet culturel, explique Jean Giret, maire du village. La même année, le Festival au château est né. Au fil des ans, il a pris de l’ampleur et s’est très vite orienté vers les arts de la rue. Ce mode d’expression où les artistes investissent et s’approprient l’espace public, suscitant la rencontre et l’échange, nous semblait s’inscrire tout à fait dans notre démarche pour dynamiser la vie locale.» Cirque, théâtre forain, fanfares, déambulations, installations, le public a pu découvrir, au fil des éditions du festival, diverses facettes des arts de la rue, se laisser surprendre et séduire par le talent de compagnies régionales, nationales et même européennes. A partir de 2004, le festival a pris encore une dimension nouvelle, avec la mise en scène du village lui-même, réalisée autour d’une thématique par une équipe de bénévoles, habitants de Bouillé et des alentours, avec le concours depuis l’an dernier d’un intervenant plasticien. «L’adhésion d’une large part de la population à cette dynamique culturelle a permis de faire émerger une identité villageoise, de créer du lien social, notamment avec les habitants nouvellement installés – la population a augmenté de 40 % en 9 ans – et de resserrer les liens avec la Communauté de communes de l’Argentonais.» En 2004, un programme de valorisation des bourgs a été mis en place au niveau intercommunal, établissant des critères de qualité architecturale et paysagère pour le développement de l’habitat et l’aménagement de l’espace public. «Dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme sur la commune, nous nous sommes interrogés sur la manière de prendre en compte notre projet culturel et son approche “arts de la rue” dans l’aménagement des espaces publics. Et il nous a semblé intéressant de réaliser une étude qui croiserait les regards : celui de l’architecte paysager et celui de l’artiste scénographe.» L’idée de cette étude a pris forme en 2006, en parte-
nariat avec le CAUE, la Communauté de communes, le Syndicat du Pays thouarsais, le Département et la Région PoitouCharentes : établissement d’un cahier des charges, lancement d’une consultation publique et choix d’une agence offrant des compétences à la fois architecturales, paysagères et scénographiques, associant l e groupe ICI-Même (Mark Etc, scénographe, et Natska Roublov, architecte) et L’Interlieu Paysages (Denis Delbaere, paysagiste). «Notre démarche a bénéficié du soutien fort de la Région, dans le cadre du Temps des arts de la rue, un programme national d’actions engagé sur trois ans (2006-2008) en faveur du développement des arts de la rue, et dans lequel la Région prend une part active.» La première phase de l’étude, achevée PRINTEMPS AUX JARDINS
Plus d’une centaine de jardins seront ouverts au public les 2 et 3 juin en Poitou-Charentes lors des Rendez-vous aux jardins, manifestation du ministère de la Culture. Hormis ce week-end, signalons le 1er mai des «jardiniers du Paradis» qui, à Champdeniers (Deux-Sèvres), ouvrent leurs portes aux herbes sauvages, avec notamment la présence de l’association des Amis de l’ortie. Dans le même département, à Prissé-la-Charrière, le domaine de Péré organise sa 11e fête des plantes et du jardin les 9 et 10 juin.
fin 2006, a permis d’établir un diagnostic sur l’aménagement et la mise en scène des espaces publics de la commune. Ce diagnostic propose d’affirmer une identité fondée sur l’hétérogénéité – architecturale, géologique, paysagère – et pose la question du sens des espaces publics et de l’évolution de leur fonctionnalité. «Il y a 30 ans, la place était le lieu de passage et de rencontre, le cœur battant d’un village vivant économiquement, avec des agriculteurs, des artisans, des commerçants. Aujourd’hui, la place a perdu cette fonction. A nous de réinventer pour les espaces publics de nouvelles fonctions, de nouvelles manières de les investir, au travers de rituels qui invitent à la rencontre et à l’échange.»
Mireille Tabare
LA MAISON À PARTHENAY AU XVe SIÈCLE
Le musée municipal de Parthenay présente jusqu’au 24 juin 2007 l’exposition réalisée par l’association Atemporelle sur «La maison à Parthenay au XVe siècle». Elle montre à quel point la cité conserve du Moyen Age un patrimoine riche : les maisons à pans de bois, les pierres ornementales, des objets trouvés lors d’études archéologiques. Des enluminures médiévales permettent de reconstituer le décor intérieur des maisons et la vie quotidienne des habitants au XVe siècle.
Le Festival au château de Bouillé-Saint-Paul a lieu les 7 et 8 juillet 2007.
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■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 76 ■
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05/04/2007, 15:29
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