// vous lisez...

Archive - auteurs : - -

Recherche

Recherche – Caroline Dugué, de l’archéologie gauloise à la médecine chinoise. Prix de communication de la Région Poitou-Charentes. Par Pauline Lumeau, photo : Franck Gérard ;

Lésions corticales : des connexions rétablies chez la souris. Par Laetitia Becq-Giraudon.

Cet article en archive

Sauf exception, les billets et les fac-similés de la revue sont publiés sous licence Creative Commons : paternité - pas d'utilisation commerciale - pas de modification.

  • Texte brut (généré automatiquement) ouvrir...
    fermer...

    recherche
    CAROLINE DUGUÉ
    De l’archéologie gauloise à la médecine chinoise ette année, l’école doctorale des sciences humaines, économiques et sociales de l’Université de Poitiers a décerné le premier prix de communication scientifique de la Région Poitou-Charentes à Caroline Dugué pour sa thèse intitulée «Les décors en opus sectile de la Gaule Romaine. Contribution à l’étude du décor romain, Ier siècle av. J.-C.- IVe siècle.» Originaire des Deux-Sèvres, Caroline Dugué a réalisé l’ensemble de ses études d’histoire de l’art et d’archéologie à l’Université de Poitiers. Préférant l’histoire de l’art appliquée à l’archéologie plutôt que la fouille, Caroline Dugué part à Carthage pour réaliser sa maîtrise, dirigée par Alain Rebourg, maître de conférences en histoire de l’art antique. Son sujet vise à l’étude des lampes paléochrétiennes en terre cuite. L’année suivante, elle entreprend un DEA sur les mosaïques africaines. Malheureusement, quelques mois plus tard, Alain Rebourg décède. L’étudiante abandonne son sujet et décide, sur proposition de Pascale Ballet, professeur d’histoire de l’art antique et directrice du labo-
    C
    ratoire Herma (Hellénisation et romanisation dans le monde antique), de commencer l’étude d’un thème cher à son directeur : l’opus sectile. Il s’agit d’un revêtement de sol ou de paroi constitué d’éléments sciés ou découpés selon des formes géométriques pour créer des dessins par contrastes géométriques. Séduite par l’aspect inédit de ce sujet, Caroline Dugué se lance dans la création d’un répertoire de l’opus sectile en Gaule. Un travail qu’elle poursuit en thèse. Comme il n’y avait aucun spécialiste en la matière sur le sol français, Caroline Dugué a dû travailler avec Federico Guidobaldi, professeur à l’institut pontifical. Grâce au soutien financier du laboratoire Herma, l’étudiante a pu se rendre plusieurs fois en Italie. Aujourd’hui, Caroline Dugué est une jeune femme heureuse. «Les cinq années que m’ont pris cette thèse m’ont ouverte sur beaucoup de disciplines, mais elle m’ont aussi permis de prendre mon temps, d’avoir une vie sociale et de découvrir des activités qui font désormais partie de mon quo-
    tidien. La publication de ma thèse servira aux chercheurs et aux étudiants. L’étude de l’opus sectile peut m’ouvrir de belles perspectives d’avenir mais je ne veux pas devenir la spécialiste française. Désormais, j’ai d’autres envies.» Et quels projets d’avenir ? «J’ai toujours été passionnée par l’histoire du corps et de ses représentations dans l’Antiquité occidentale et orientale. C’est pourquoi j’ai décidé de monter des conférences sur ce sujet.» Danseuse, amatrice de philosophie et de techniques médicinales orientales, Caroline Dugué souhaite allier une activité pratique à ce travail sur la mémoire ; elle a ouvert son cabinet de réflexologie il y a deux mois. Elle a même décidé cette année de commencer des études (6 ans) de médecine traditionnelle chinoise à l’institut du même nom à Paris. «J’aime les études. Si je débute une nouvelle formation, ce n’est pas pour tirer un trait sur la précédente. J’essaie de trouver un équilibre entre l’intellect et la matière. Je parlerai de l’opus sectile a chaque fois que j’en aurai l’occasion. C’est ce qui m’a poussé à participer au prix. Je n’avais pas parlé de ma thèse depuis un an et ça me manquait. Et puis, la récompense (1 500 €) correspondait à la somme exacte de ma première année de médecine chinoise. Une coïncidence amusante.» Pauline Lumeau
    MAISON DES SCIENCES DE L’HOMME Le laboratoire Migrinter organise un colloque international sur «la migration des mineurs non accompagnés en Europe» à la MSHS de l’Université de Poitiers, les 10 et 11 octobre. Une session spéciale est ouverte au public et aux scolaires le 11 à 10h30 à la présidence de l’Université (15, rue de l’Hôtel-Dieu). Du 17 au 19 octobre, le colloque «littérature métisses en Amérique latine : esthétique et idéologie», organisé par le Centre de recherches latino-américaines/Archivos, doit réunir environ 140 intervenants, dont de nombreux écrivains de la Caraïbe francophone. 4
    Franck Gérard
    ■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 78 ■
    Actu78.pmd
    4
    04/10/2007, 19:07
    recherche
    Lésions corticales : des connexions rétablies chez la souris D ’étonnantes souris transgéniques aux neurones verts ont vu le jour à Poitiers, permettant à une équipe de chercheurs du Pôle Biologie Santé de publier leurs résultats dans la prestigieuse revue scientifique internationale Nature, donnant aussi un immense espoir aux pers o n n e s atteintes d’une pathologie neurodégénérative. C’est le fruit de trois années de travail et d’une collaboration étroite entre l’Institut de physiologie et biologie cellulaires de l’Université de Poitiers (CNRS), le laboratoire de mouvement adaptation cognition de l’Université de Bordeaux 2 (CNRS) et le laboratoire Immunologie et interactions moléculaires de l’Université de Poitiers. Chez l’adulte, une lésion au niveau du cortex moteur, qui contrôle les mouvements volontaires, leur coordination et leur précision, entraîne souvent des dommages irréversibles. C’est le cas après un traumatisme cranien ou dans des maladies neurodégénératives telles que les maladies de Parkinson, d’Huntington ou d’Alzheimer. Jusqu’à aujourd’hui, il était établi que le cerveau adulte n’était pas permissif à la repousse de cellules transplantées, aucune équipe n’ayant pu montrer une restauration effective de voies motrices endommagées par une greffe de neurones. Pourtant, des chercheurs poitevins, Afsaneh Gaillard et Mohamed J a b e r , en collaboration avec Anne Cantereau, Laetitia Prestoz et Franck Morel ont ouvert une nouvelle voie en utilisant des neurones embryonnaires. Issus de souris transgéniques exprimant une protéine fluorescente de méduse, la «green fluorescent protein» (GFP), ces neurones ont été greffés au sein du cortex moteur préalablement lésé de souris adultes (modèle de lésion corticale, telle que celle que l’on peut observer à la suite d’un traumatisme cranien). L’utilisation de souris transgéniques permet de distinguer le greffon de l’hôte (dont les cellules sont fluorescentes) et de suivre ainsi la connectivité des neurones transplantés au niveau de leur cible. Les résultats obtenus par cette nouvelle approche montrent que des neurones embryonnaires du cortex moteur, transplantés au niveau de la lésion chez un receveur adulte, développent des projections vers Photo Afsaneh Gaillard, PBS - UMR 6187
    Marquage au niveau du striatum après la transplantation des cellules embryonnaires dans le cortex.
    Une partie des axons de neurones transplantés sont myélinisés. Photo au niveau du striatum (une région sous cortical).
    Photo Afsaneh Gaillard, PBS - UMR 6187
    des cibles normales du site cortical du receveur. Ces projections établissent des contacts synaptiques avec des cellules nerveuses du receveur loin du site de transplantation. Après la souris, l’objectif des chercheurs est maintenant de valider cette approche thérapeutique chez un modèle primate de lésion corticale. La mise en évidence des potentialités de repousse de fibres nerveuses embryonnaires après transplantation laisse donc entrevoir des stratégies inédites de reconstruction de voies nerveuses centrales lésées. Elle ouvre ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques dans le traitement des maladies liées à une dégénérescence du système nerveux. Laetitia Becq-Giraudon
    VIENT DE PARAÎTRE CHEZ GESTE ÉDITIONS Les Instituteurs des Deux-Sèvres au début du XXe siècle, par Claudine Béguier-Parot (coll. «Pays d’histoire», 360 p., 24 €). Histoire de l’Aunis et la Saintonge. 1. Des origines à la fin du VIe siècle après J.-C., sous la direction de Jean Glénisson, Louis Mauri, José Gomez de Soto (336 p, 55 €, parution en novembre). Les Protestants de l’Ouest en 30 questions, de Didier Poton (64 p., 9 €, en novembre). Œuvres romanesques t. 2, d’Ernest Pérochon, sous la direction d’Eric Kocher-Marbœuf (512 p., 29 €). Guide des champignons de l’Ouest, de Bernard Clément (238 p., 23 €). La Rochelle années 1950, texte de Jean-Louis Mahé et photographies de Jean Gaillard (240 p., 39 €). Les grandes affaires criminelles, sous la direction d’Eric Alary (30 €). Petite histoire du Clain, de Vincent Olivier (112 p., 9 €) Le Monde il y a 100 ans, d’Anne Crestani (744 p., 30 €).
    LES VILLES ET LE ROI David Rivaud, chercheur au Centre d’histoire de la ville (Université de Tours), s’est intéressé à l’histoire urbaine grâce à Robert Favreau, professeur à l’Université de Poitiers, puis il a effectué sa thèse à l’Université de Paris IV sous la direction de Philippe Contamine, soutenue en 2003. Il en publie une version remaniée sous le titre Les Villes et le Roi. Les municipalités de Bourges, Poitiers et Tours, et l’émergence de l’Etat moderne 14401560 (Presses universitaires de Rennes, 346 p., 22 €). 5
    ■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 78 ■
    Actu78.pmd
    5
    04/10/2007, 19:20


    fermer...
  • Téléchargement du fichier au format pdf (353 ko).
  • Fac-similé scribd (attention! ce type de visualisation n'est pas toujours fidèle à l'original) :
    Read this document on Scribd: actu78oct2007_04-05

Discussion

Aucun commentaire pour “Recherche”

Poster un commentaire