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Culture

Culture – Angoulême. Donation de poids pour un musée rénové. Par Astrid Deroost, photo : Claude Pauquet ;

Charles Vapereau, un photographe au Japon ; Thierry Girard en Chine, par Jean-Luc Terradillos ;

Rencontres Henri Langlois, 30 ans de courts métrages. Par Victoria Gerontassiou ;

Histoire d’une figure de marbre. Conférence de Grégory Vouhé. Photo : Christian Vignaud-Musées de Poitiers ;

Tout sur la Haute Saintonge. Ouvrage collectif dirigé par François Julien-Labruyère et Jean-Louis Neveu. Par Jean Roquecave, photo : Marc Deneyer ;

Du Cognac et de l’esprit. Traduction en français du livre de Kyle Jarrard. Par Christian Ferrand ;

Prix du livre en Poitou-Charentes : Eddy L. Harris, l’écrivain qui voyage. Par Astrid Deroost, photo : Claude Pauquet ;

« Le peuple des couvents » de Gwénaël Murphy.

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    culture
    ANGOULÊME
    Donation de poids pour musée rénové L e musée des Beaux-Arts d’Angoulême entretient des relations fondatrices avec les donateurs, encore dynamisées par sa rénovation aujourd’hui en phase d’achèvement. Depuis 1997, un collectionneur parisien a offert plus de mille pièces africaines de première importance à l’institution charentaise. Sa dernière donation date de l’automne 2007 et compte 200 poids Akan, patrimoine de peuples principalement composés des cultures Ashanti, Agni et Baoulé implantés au Niger, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Mali et connus pour leur vénération de l’or. Les objets de petite taille (1 à 3 cm de hauteur), fabriqués en laiton à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, servaient à la commercialisation de la poudre d’or dans cette région d’Afrique. Des motifs anthropomorphes, animaliers, géométriques, des évocations de mythes ou de personnages légendaires ornent ces poids aussi dotés d’une forte dimension symbolique : fétiches, support pour les conteurs... «Pour l’ethnosociologue ivoirien Niangoran-Bouah, le dja (or et appareillages de pesée) est la somme des connaissances d’une société humaine à un moment de son histoire, matérialisée e n métal et miniaturisée», explique Monique Bussac, conservateur en chef du musée d’Angoulême. A découvrir à partir de mars 2008, dans un musée totalement restructuré et agrandi. A. D.
    Madame Vapereau et sa dame de compagnie au temple de Iyeyasu à Nikko, coll. part.
    CHARLES VAPEREAU, UN PHOTOGRAPHE AU JAPON Jusqu’au 3 février, le musée d’art et d’histoire de Rochefort présente les photographies sur plaque de verre de Charles Vapereau. Ce spécialiste de la Chine, qui travaillait au service des douanes à Pékin entre 1877 et 1897, effectua plusieurs voyages au Japon. L’exposition peut inciter à lire le Journal ou les récits de Pierre Loti qui séjourna en Extrême-Orient à cette époque. 05 46 82 91 60 Guanghan, Sichuan.
    Claude Pauquet
    VOYAGE AU PAYS DU RÉEL De 2003 à 2006,Thierry Girard a parcouru la Chine sur les traces de Victor Segalen. Dans un entretien à L’Actualité (n° 64, avril 2004), le photographe affirmait son «envie d’être dans le vif du monde». Objectif atteint. La Chine actuelle est bien un matériau exceptionnel. Pardelà le pittoresque d’une Chine éternelle toujours visible, Thierry Girard nous montre le basculement d’une société ou comment le capitalisme sauvage parachève le travail d’acculturation du régime communiste. L’exposition, présentée au château d’Oiron jusqu’au 27 janvier, sera à La Rochelle en mars et avril au Carré Amelot, à SaintJean-d’Angély de mai à août au musée des Cordeliers, à Niort de septembre à novembre au musée d’Agesci. A découvrir aussi dans un superbe livre, Voyage au pays du Réel, édité par Marval (176 p., 55 €), avec des textes de Thierry Girard et Christian Doumet. J.-L. T.
    Thierry Girard
    ■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 79 ■
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    11/01/2008, 15:00
    culture
    RENCONTRES HENRI LANGLOIS
    30 ans de courts métrages rente ans de création cinématographique ont été célébrés à Poitiers du 8 au 14 décembre lors du Festival international des écoles de cinéma. Sur 1 357 courts-métrages de fin d’études reçus, provenant de 34 écoles dans 22 pays, 48 films ont été sélectionnés. Le niveau était très élevé. La diversité des influences, allant de Ken Loach à Théo Angelopoulos, témoigne en effet d’une passion sincère pour le cinéma d’auteur. De nombreux cinéastes expriment clairement leur volonté de se baser sur des événements politiques. Le documentaire de l’Allemand Stefan Mehlhorn sur le communiste Walter Ruge exilé et emprisonné en Russie pendant les années 1930, mais aussi le court métrage du Russe Vano Burduli, une dénonciation des régimes autoritaires, sont de parfaits exemples de cette tendance. Mais parmi les autres films
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    HISTOIRE D’UNE FIGURE DE MARBRE Renouvelant la lecture traditionnelle d’une œuvre récemment restaurée, Grégory Vouhé s’attache à retracer l’histoire de l’une des commandes les plus prestigieuses du cardinal-duc de Richelieu pour son château poitevin, jusqu’au sauvetage de cette statue monumentale renversée en 1793 : dès 1844, la Société des antiquaires de l’Ouest en achète pour son musée les vestiges qui gisaient au milieu des ruines de la «bande noire». Conférence le 5 février à 18h au musée Sainte-Croix de Poitiers. Louis XIII Richelieu, sculpture de Guillaume Bertelot, 1635.
    qu’ils soient d’animation, de fiction ou documentaire, des thèmes récurrents comme la mort (le film de l’Australienne Lily Coates) ou les relations familiales et amoureuses (Andrea Lodovichetti, Nadav Lapid, Thouly Dosios) reflètent également les angoisses et les pensées des jeunes réalisateurs. Pour raconter la vie d’une jeune opiomane, la Polonaise Oliwia Tonteri choisit un traitement très original, empruntant des éléments de la photographie et de la peinture et relevant d’un véritable collage d’images. O, de Pieter-Jan de Pue s’est distingué pour le lyrisme, la poésie et la sensibilité qui se dégagent de sa mise en scène. Le manque d’eau sur la planète et le retour aux origines, bien avant que la technologie et la folie humaine ne détruisent tout, sont les thèmes principaux de ce film, inspiré par l’architecte brésilien Oscar Niemeyer. De la m ê m e manière, le film du Suédois Magnus Holmgren aborde grâce à son scénario très original l’imbrication de la mort dans le rêve. Le film de Vano Burduli a remporté le prix spécial du jury et le prix découverte de la critique française pour son scénario, mais aussi pour sa photographie. Le documentaire sur la vie d’une famille de R o m s en Slovaquie, de Daniela Rusnokova, a été récompensé par le prix de la mise en scène et le prix du jury étudiant pour le contact que la réalisatrice a su tissé avec les protagonistes pendant le tournage, un contact que l’on retrouve de manière évidente dans le film. Le court métrage de l’Islandais Gunnar Sigurdsson a remporté le prix du meilleur scénario pour son point de vue sarcastique sur la société de consomma-
    tion. Le prix de la photographie a été attribué au film de Stephan Mehlhorn et le prix du public à celui de l’Allemand Gregor Buchkremer pour l’humour et l’intelligence de ses dialogues. Toutefois le grand vainqueur du festival était le film du Colombien Franco Lolli, issu de la Fémis, qui a reçu le grand prix du jury. Un choix qui peut paraître inattendu car ce film social, traitant des problèmes d’argent d’une famille monoparentale, manquait d’originalité aussi bien dans son scénario que dans sa mise en scène. Néanmoins le véritable enjeu qui s’est dégagé du 30e festival est celui du financement des domaines culturels, un besoin primordial non seulement pour le monde artistique et les créateurs, mais aussi pour le public qui constitue toujours le jury le plus exigeant. Victoria Gerontassiou
    L’ENSEIGNEMENT EN CHARENTE-MARITIME Gérard Blier et Jean Combes, fins connaisseurs de l’Education nationale, ont écrit une Histoire de l’enseignement en CharenteMaritime, de l’époque gallo-romaine à nos jours. En fait, cette histoire est beaucoup plus détaillée à partir de 1815 et les chapitres consacrés à la période contemporaine proposent une synthèse inédite sur un département qui compte aujourd’hui près de 110 000 élèves et étudiants, et 12 500 personnes de la maternelle à l’université. Le croît vif, 424 p., 30 €
    MEURTRE EN LOUISIANE William Arceneaux s’est inspiré de l’affaire des frères Blanc, un fait divers survenu en 1896 près de Lafayette en Louisiane, pour écrire ce roman historique. La victime, Martin Begnaud, est l’un de ses ancêtres, presque tous issus du Poitou, de La Rochelle et de Rochefort. Ce roman, qui se lit comme un polar, est ancré dans l’histoire acadienne. Il est traduit par Guy Vadeboncoeur, directeur du musée Stewart au Québec, et publié par Atlantique (352 p., 19 €).
    ARNOLD SCHÖNBERG Ars Nova a produit, avec la Muse en Circuit, sous le label L’empreinte digitale, le disque coffret Arnold Schönberg (1874-1951), musicien et peintre. Il présente l’intégrale des pièces pour piano, interprétée par Michel Maurer, et une étude inédite de Gérard Sutton sur la personnalité de Schönberg, illustrée de 15 reproductions de ses peintures. Christian Vignaud - Musées de Poitiers
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    ■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 79 ■
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    11/01/2008, 16:34
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    Tout sur la Haute Saintonge T Boutenac-Touvent, Charente-Maritime.
    rente auteurs, plus de huit cents pages, huit ans de travail. L’ouvrage que viennent de publier les éditions du Croît vif a des allures d’encyclopédie. Il fallait bien cela pour la communauté de communes la plus grande de France (8 cantons, 123 communes, 65 000 habitants) qui, avec les dix communes de la
    communauté de communes de Pons, constitue le pays de Haute Saintonge. De Pons à Montguyon, de la forêt de la Double aux vignobles de cognac et à l’estuaire de la Gironde, c’est la pointe sud de la Charente-Maritime, qui s’avance jusqu’aux confins de la Guyenne et du Périgord. François Julien-Labruyère, qui
    Marc Deneyer
    a dirigé la rédaction de l’ouvrage avec Jean-Louis Neveu, a rassemblé des spécialistes, tous issus de Haute Saintonge, historiens, architectes, linguistes, archéologues ou géographes, pour dresser le portrait de ce territoire. «L’idée de cet ouvrage est d’analyser et de distinguer les éléments fondateurs de ce qui caractérise la Haute Saintonge dans son histoire, ses activités, ses mentalités, dit-il. Il y a peu de territoires dans la région qui aient une identité aussi marquée.» Sept chapitres se succèdent : «Patrimoine naturel», «Histoire et mentalités», qui retrace 100 000 ans d’histoire, du Paléolithique inférieur à la création de la communauté de communes en 1992. Viennent ensuite «Economie et ruralité», «Architectures de villages», «Gens et traditions», puis «La Haute Saintonge en littérature» propose une promenade littéraire avec notamment Madeleine La Bruyère, Etienne-Emile Gaboriau, l’inventeur du roman policier, Geneviève Fauconnier, prix Femina 1933, ou l’académicien Pierre-Henri Simon. Le dernier chapitre, «D’un canton l’autre», est une suite de monographies, inventaire minutieux, commune par commune, des cantons de Haute Saintonge. Jean Roquecave Ed. le Croît Vif, 824 p., 45 €
    Du cognac et de l’esprit L e destin des hommes n’est jamais simple : Kyle Jarrard est installé à Paris parce qu’il est tombé amoureux d’une affriolante charentaise rencontrée dans le quartier français de la NouvelleOrléans. Journaliste et écrivain, ce grand gaillard aussi texan que barbu exerce à l’International Herald Tribune à Paris. La traduction de son dernier livre, Cognac, the seductive sage of the world’s most coveted spirit paru en 2005 aux Etats-Unis est tout bonnement ce qui s’est écrit de mieux sur le sujet depuis des Cognac, la saga lustres : Cognac, la saga d’un esprit. d’un esprit, Kyle est de ces Américains qui aiment éd. le Croît vif, tant leur terre d’adoption qu’il en explore largement l’histoire pour mieux nous 306 p., 25 €
    montrer combien nos destins se croisent jusqu’au tréfonds de nos terroirs : le renouveau du vignoble charentais après la tragédie du phylloxera ne passe-t-il par la découverte de plants texans dénichés dans les calcaires de la région de Denison à la fin du XIXe siècle ? Sa saga de «l’élixir des dieux» va des origines géologiques de la Charente jusqu’à l’enthousiasme de la communauté noire américaine pour ce brandy singulier et la récente passion des nouveaux riches Chinois pour les carafes les plus dispendieuses. Son propos évoque guerres et massacres, affrontements religieux et âge d’or commercial jusqu’à la sauvegarde du stock pendant l’Occupation grâce à un colonel allemand né…
    à Cognac ! Kyle Jarrard n’écrit pas une histoire savante destinée à quelques érudits pas plus qu’un de ces ouvrages illustrés de circonstance qui suinte la commande rétribuée. Il fait œuvre de journaliste en enquêtant avec ténacité – merci l’école américaine – en croisant les meilleures sources, en rencontrant la foule des personnalités du secteur comme celles des viticulteurs, distillateurs, maîtres de chai, tonneliers, verriers, courtiers, négociants… dont le savoir-faire collectif fonde la réussite singulière du cognac. L’histoire d’un terroir comme celle des hommes qui l’ont fait. De la belle ouvrage. Christian Ferrand www.cognac-only.com 11
    ■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 79 ■
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    11/01/2008, 14:55
    culture
    PRIX DU LIVRE EN POITOU-CHARENTES
    Eddy L. Harris, l’écrivain qui voyage E ddy L. Harris, écrivain américain installé en Charente depuis 2005, parle le français gracieux de ceux qui s’appliquent à trouver le mot juste. Et le subjonctif parfait. Signe de l’estime qu’il porte à un pays choisi. A Pranzac, il s’essaie même au patois : «C’est la première fois, dans mon existence, que je me sens chez moi, que je suis installé dans un lieu sans penser à vivre ailleurs. Avant, j ’ é t a i s toujours en mouvement. Le voyage, c’est une partie de mon cœur, de moi, de mon personnage.» Eddy L. Harris a été élu prix 2007 du livre en Poitou-Charentes pour Harlem, portrait subtil, humain, du quartier newyorkais, écrit en 1996 et traduit de l’anglais en 2000*. L’auteur décrit de l’intérieur ce lieu outré, la violence et la gloire passée, la joie et la pauvreté, la drogue, la solidarité... respire la mythique Harlem, «berceuse fredonnée dans la très longue nuit» du peuple noir. Pour saisir sa vérité, il a vécu plus de deux ans dans «son» quartier. «J’avais 36 ans, je suis retourné dans le monde noir car pendant longtemps je l’avais quitté pour habiter ailleurs, soit physiquement, soit métaphoriquement.» Eddy L. Harris est né dans l’Indiana et a grandi dans le Missouri. Boursier dans un collège catholique de Saint-Louis, «école privilégiée de jeunes garçons blancs», il suit ensuite les cours de journalisme, cinéma et communication à la Stanford University, en Californie. «Après trois semaines chez IBM, j’ai su que je gagnerais ma vie en écrivant ou que je mourrais», plaisante-t-il. Il a déjà des romans dans ses cartons mais il vivra d’abord de scénarii et d’articles... libre, néanmoins. Quant au voyage, le futur écrivain fait, dès 16 ans, des escapades solitaires et introspectives : «C’est le pourquoi de mes voyages, découvrir qui je suis vraiment et en même temps vivre la vie des autres, dans les chaussures de quelqu’un d’autre.» L’enfant de Saint-Louis cherche aussi, inconsciemment, un lieu où se sentir à l’aise. Il le trouvera des années plus tard, loin de l’Amérique, désenchantée, de Bush. Après Mississippi Solo – récit-expérience de la descente du fleuve en canoë qui le révèle au public étasunien en 1988 –, l’univers littéraire d’Eddy L. Harris s’attache au thème de la négritude. Long voyage en Afrique, en quête d’impossibles racines (Native Stranger), puis dans les Etats du Sud (South of Haunted Dreams) où il retrouve la trace de son aïeul né en Virginie en 1795, libéré en 1832... «Après l’Afrique et le Sud, les Noirs sont partis vers le Nord et la ville la plus attirante était Harlem. Je l’ai choisie pour vivre la suite de ce périple noir. Et après cela, Paris...», dit-il en saluant la cité de ses futurs et éternels retours. Le dernier livre d’Eddy L. Harris, Jupiter et moi, est aussi un chemin, vers la reconnaissance d’un père aujourd’hui disparu, qui sut transmettre, malgré sa dureté, l’envie d’être soi. «Je suis un écrivain qui voyage, pas un voyageur qui écrit. Je n’ai pas besoin de voyager pour écrire, sauf à dire que la vie est un voyage, mieux je la décris, mieux je la vis. L’essentiel pour moi est d’être conscient, de tout faire avec réflexion.» Biographies, romans, livres pour enfants... Eddy L. Harris n’évince pour l’avenir aucun genre, refuse tout ghetto littéraire. Il travaille aujourd’hui à un policier dont rien ne dit que les protagonistes sont noirs. Ecrivain épanoui «bien dans sa peau», voyageur apaisé, entre exil et résidence, il compte prochainement marcher dans les pas des clandestins africains. Pour témoigner de leur courage, d’un courage que l’on tait toujours. Astrid Deroost * Le livre a été retiré de la vente en 2002 en raison d’un conflit opposant la maison d’édition et la traductrice, et réédité en 2007 chez Liana Lévi.
    «PAYS D’HISTOIRE» DE GESTE ÉDITIONS Le Peuple des couvents de Gwénaël Murphy, qui raconte la vie des communautés de femmes aux XVIIe et XVIIIe siècles dans le Poitou, est couronné par le prix de l’édition Poitou-Charentes 2007. Au-delà de cet ouvrage remarquable, c’est la collection «Pays d’histoire» de Geste éditions qui est récompensée. Elle est dirigée depuis dix ans par Jacques Péret, professeur à l’Université de Poitiers : «Nous avons publié 15 titres dans le même esprit de vulgarisation de la recherche universitaire à 12
    Claude Pauquet
    destination d’un public élargi. La collection cerne des groupes sociaux ou culturels, et des “pays” bien identifiés. Elle contribue à la connaissance d’une société ou d’un territoire sans tomber dans le localisme.» Du Poitou, la collection s’est ouverte à l’Atlantique et bientôt au Limousin. La plupart des ouvrages et des auteurs ont été présentés dans L’Actualité. Dernier titre paru : Les Instituteurs des Deux-Sèvres du début du XXe siècle par Claudine Béguier-Parrot. www.gesteditions.com
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