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Washington, l’ancêtre rétais

Washington, l’ancêtre rétais. Le rétais Nicolas Martiau est l’ancêtre de Georges Washington en ligne directe.

Par Jean Roquecave, photo Thierry Girard.

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    piédestal NICOLAS MARTIAU Washington, l’ancêtre rétais L e 11 octobre 2007, l’ambassadeur des Etats-Unis en France, Craig R. Stapleton, inaugurait une statue de George Washington dans le jardin du musée Ernest-Cognacq à Saint-Martin-de-Ré. Au travers du premier président américain, l’érection de cette statue est surtout un hommage au Rétais le plus illustre des Etats-Unis, Nicolas Martiau, son ancêtre en ligne directe. Nicolas Martiau est né dans l’île de Ré en 1591, puis a émigré en Angleterre vers sa vingtième année, sans doute en raison de sa foi protestante. «On sait très peu de choses sur ses premières années, explique Patrick Casin, président de l’association rétaise Mémorial de Nicolas Martiau. On ignore même son village de naissance, qui pourrait être aussi bien SaintMartin que La Flotte ou Ars, où les communautés protestantes étaient importantes à l’époque. Le premier document à son sujet est sa signature en 1615 sur le registre de baptême d’une église huguenote de Londres.» Naturalisé anglais en 1619, Martiau se met au service du comte de Huntington et s’embarque pour l’Amérique. Il arrive en Virginie le 11 mai 1620 et contribue à la fondation de la ville de Yorktown, dont il dresse les fortifications, puis s’établit comme vigneron et planteur de tabac. Baptisé «Father of Yorktown» par les Américains, il fut un des dirigeants de la première révolte contre les autorités anglaises en 1635, ce qui faillit lui valoir la potence. Sa célébrité aux USA vient de sa descendance : par sa fille aînée, Eliza- Nicolas Martiau représenté sur le médaillon inscrusté dans le socle de la statue de George Washington. Photos Thierry Girard. beth, il est le premier ancêtre américain de George Washington. En 1781, durant la guerre d’Indépendance américaine, son arrière-arrière-arrière-petit-fils obtint d’ailleurs la capitulation du général anglais Cornwallis, lors de la bataille décisive de Yorktown, sur le site même de la plantation de son ancêtre. Parmi la nombreuse descendance de Nicolas Martiau on trouve aussi Elisabeth Bowes-Lyon, épouse du roi d’Angleterre George VI et mère de l’actuelle reine Elisabeth II. L’érection de la statue de Washington s’inscrit dans la rénovation des jardins de l’hôtel de Clerjotte qui abrite le musée Ernest-Cognacq. L’architecte paysagiste Pierre Joyaux, spécialisé dans la restauration des jardins des XVIIe et XVIIIe siècles, a redessiné le jardin et l’a planté d’essences importées d’Amérique mêlées à une collection de la flore typique de l’île de Ré. La statue de George Washington est une réplique en bronze de la statue grandeur nature en marbre du sculpteur français Jean Antoine Houdon qui est installée depuis 1796 dans la rotonde du Capitole de Richmond, la capitale de l’Etat de Virginie. Un médaillon représentant Nicolas Martiau est fixé sur le piédestal de la statue, qui est un don de la French Heritage Society, association américaine qui, grâce à des actions de mécénat, se consacre à la préservation du patrimoine architectural français en France et aux Etats-Unis. « Le don de la French Heritage Society à l’île de Ré, dit un des responsables de l’association, réunit dans un même hommage George Washington et Nicolas Martiau, unis par les liens du sang, et rassemblés sur leur terre d’origine, en symbole de l’amitié franco-américaine.» Jean Roquecave 11 ■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 81 ■ Actu81.pmd 11 01/07/2008, 14:58

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    actu081juil2008_11

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