// vous lisez...

Article - auteurs : - -

Lucas Méthé, question de professeur

Bande dessinée – Lucas Méthé, question de professeur. Edité très jeune par Ego comme x, Lucas Méthé, auteur de bande dessinée installé à Angoulême, vient de publier un deuxième ouvrage.

Par Astrid Deroost, Photo Claude Pauquet, Dessin Lucas Méthé.

Cet article en archive

Sauf exception, les billets et les fac-similés de la revue sont publiés sous licence Creative Commons : paternité - pas d'utilisation commerciale - pas de modification.

  • Texte brut (généré automatiquement) ouvrir...
    fermer...

    bande dessinée Edité très jeune par Ego comme x, Lucas Méthé, auteur de bande dessinée installé à Angoulême, vient de publier un deuxième ouvrage Par Astrid Deroost Photo Claude Pauquet lucas méthé Question de profondeur l ucas Méthé, artiste installé en Charente, ancien pensionnaire de la Maison des auteurs d’Angoulême, tire un nouveau fil de l’histoire amoureuse qui lui a valu d’être publié chez Ego comme x en 2005. Il n’avait que 22 ans. Ça va aller embarque le lecteur dans un long récit en noir et blanc. D’un trait dense, assuré, l’auteur s’y dépeint, immergé dans un groupe de jeunes artistes. Epris, surtout, d’une insaisissable Mélanie. Et l’on suit sa quête intime, obscurcie autant que certaines cases, par l’incertitude et le non-dit. C’est cette bande dessinée, à la narration audacieuse et personnelle, que Lucas Méthé réinvente actuellement avec la nécessaire distance qui, selon lui, avait manqué au premier opus. Autre mise en page, graphisme plus posé, moins efficace que subtil – à l’image du travail d’Aristophane ou de Frédéric Pajak –, parti pris analytique, introspectif, pour se comprendre au lieu de simplement se raconter. «L’autobiographie comme je l’envisage met en jeu ce que l’on est et le but, c’est de se transformer soi-même», explique désormais l’auteur. Car le jeune homme, originaire de la Drôme, questionne sans répit l’art qu’il explore depuis l’enfance. Et plus encore depuis qu’il «pratique» et publie. Son deuxième ouvrage en solo, Mon mignon, laisse-moi te claquer les fesses, vient de paraître à L’Association. D’espiègles personnages, aux allures gamines, se frottent à l’altérité, à la difficulté d’être et d’être soi, se fâchent puis décolèrent... La vivacité du dessin et des dialogues dédramatise leurs jeux, pourtant aussi complexes que la vie. «La facture est plus énergique, plus amusante, la forme plus légère mais j’ai essayé d’en faire quelque chose qui ait de la profondeur.» Après avoir dessiné presque sans relâche, Lucas Méthé a découvert, à temps, la bande dessinée alternative. Il était lycéen lorsqu’il a lu les noms fondateurs de L’Association, notamment Jean-Claude Menu et Mattt Konture : «Cela m’a vraiment nourri et j’ai commencé à faire des récits autobiographiques. Ce que je fais depuis est dans la continuité», poursuit-il, lecteur aussi de Fabrice Neaud ou de Benjamin Monti. Son bac littéraire en poche, Lucas Méthé s’installe à Lyon pour y suivre des études artistiques. Il passera vite aux œuvres concrètes en réalisant deux numéros d’un fanzine autoproduit, Des Haricots, en travaillant bénévolement pour un collectif d’artistes (cité plus haut) puis en collaborant à diverses revues dont Lapin et Ego comme x… auprès d’aînés devenus ses pairs. Aujourd’hui, l’auteur s’interroge sur le bien-fondé de sa pratique et sur le medium 9e art. Peut-il, comme les livres de mots qu’il engrange, satisfaire «son besoin personnel de comprendre les choses», assouvir sa soif de profondeur... En réponse, Lucas Méthé creuse le trait et le verbe. Il a, dit-il, encore de bonnes raisons de continuer la bande dessinée. n Mon mignon, laisse-moi te claquer les fesses (L’Association, 2008). Le Magicien, avec L. Tran (Terre Noire 2006). Ça va aller (Ego comme x, 2005). 18 ■ L’ACTuALITé PoITou-ChARENTES ■ N° 83 ■

    fermer...
  • Téléchargement du fichier au format pdf (325 ko).
  • Fac-similé scribd (attention! ce type de visualisation n'est pas toujours fidèle à l'original) :
    Actu083janv2009_18-19.

Discussion

Aucun commentaire pour “Lucas Méthé, question de professeur”

Poster un commentaire