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Notice

Adieu à Mireille Tabare

Emportée par un mal foudroyant, Mireille Tabare s’est éteinte le 16 juin dernier à l’hôpital de La Rochelle. Si rapide qu’elle eut à peine le temps de peaufiner son ultime article consacré aux espaces naturels, publié dans l’éditiondu numéro spécial de l’été 2009 (pp. 78-81). Notre collaboratrice vivait dans l’île de Ré, elle avait 60 ans.

Venue de la banlieue rouge où l’on apprenait le russe au lycée, elle respira un air de liberté en 68 à la Sorbonne, souffle qui ne l’a jamais quittée.

Un de ses premiers articles pour L’Actualité Poitou-Charentes, il y a plus de dix ans, parlait des «anars d’Ars», Elisée Reclus et William Barbotin. Mais aussi de la musique cajun des Frères Balfa (avec lesquels elle a joué du sax lors d’une tournée en Poitou), d’Anita Conti la «femme-océan», de la biologie marine, des artisans de l’Hermione, du Marais poitevin, des échanges avec le Nouveau Monde, des fortifications Vauban, des arts de la rue… D’autres centres de culture scientifique la sollicitaient, comme la Cité des sciences, le Centre international de la mer ou le Pavillon des sciences de Montbéliard, notamment pour rédiger La robe et le nuage. Histoires de rayons X, de radioactivité et de radioprotection.

Quand elle ne connaissait pas un sujet, elle se réjouissait d’avance d’avoir à ouvrir une nouvelle porte sur la connaissance. Toujours envie d’apprendre.

Formée aux mathématiques, riche de multiples expériences – y compris les plus échevelées, façon Freak Brothers -, Mireille était animée d’une insatiable curiosité, pour tenter de comprendre et le monde et les gens. Et aussi pour être un trait d’union.

J.-L. T.

Tous les articles de Mireille Tabare sont accessibles sur ce site

Discussion

Un commentaire pour “Adieu à Mireille Tabare”

  1. Mireille était mon amie au lycée, j’étais en train de la rechercher…
    Trop tard! Je suis très triste de n’avoir pu la revoir, lui parler de tous nos souvenirs communs. J’avais des photos à lui montrer.
    Trop triste

    Posté par catherine Kelberine | 30 mars, 2010, 20:26

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