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Livres

Livres – « Pierre Loti herboriste » d’Alain Quella-Villéger et Bruno Vercier ; « Savoirs et curiosités » de Dominique Moncond’huy ; « L’affaire du noyé de Poitiers » de Patrick Amand.

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    livres Momies, mode d’emploi c omment se soigner avec des extraits de momies ? D’après Fernel un médecin important de la Renaissance il faudrait adjoindre à de multiples ingrédients tels que des poix, du sang de dragon et de la térébenthine environ 60 grammes de momie (ou plutôt d’extrait de cadavre) pour fabriquer un emplâtre idéal pour soigner la hernie. Dans cet ouvrage à la fois passionnant et très drôle, Les momies, savoirs et représentations, de nombreux documents étonnants issus du xvie jusqu’au xxe siècle, sont mis en perspective, reliés et commentés par une équipe croisant les approches scientifique, littéraire et historique. Ils y abordent les techniques, les croyances et l’intérêt particulier qu’on a porté à ces cadavres emmaillotés jusque dans la création cinématographique. Cette publication fait suite au cycle de conférences organisé à l’Espace Mendès France en partenariat avec l’UFR lettres et langues de l’Université de Poitiers. Toujours chez Atlande, dans la collection «Savoirs et curiosités» dirigée par Dominique Moncond’huy professeur de lettres à l’Université de Poitiers, paraît une édition du livre d’emblème d’Antoine de Bourgogne, Les Vices de la langue et leurs remèdes daté de 1652. Assemblage d’une image et d’un poème, l’emblème délivre une morale. Heureusement, l’édition est commentée par Pierre Martin, maître de conférences à Poitiers, nous permettant de prendre la mesure de l’humour contenu mais aussi de tout le contexte culturel de ces symboles. A.-G. T. P. Georges, M. Marrache-Gouraud, P. Martin, D. Mellier, j. rochas, h. scepi, D. szeliga, Les Momies, savoirs et représentations. De l’Egypte ancienne à Hollywood, Atlande, 218 p., 19 e. Antoine de bourgogne, Les Vices de la langue et leurs remèdes, Atlande, 218 p., 19 e. aulnay l’église d’Aulnay-de-Saintonge est un joyau de l’art roman. Son bestiaire sculpté mérite le détour, et plusieurs fois tellement il est riche. Rémi Prin fréquente depuis longtemps ce chef-d’œuvre ; il l’observe, l’étudie, le photographie, le ressent. Passion et savoir qu’il sait très bien faire passer dans un superbe livre, abondamment illustré, et qui nous invite à différents parcours dans cet édifice classé au patrimoine de l’humanité par l’Unesco. Une nouvelle vision d’Aulnay, à la croisée du voyage poétique et de l’histoire, servie par une écriture soignée, bien sculptée. Aulnay d’ombre et de lumière, de Rémi Prin, bordessoules, 216 p., 25 e athanase Kircher, obeliscus aegyplacus, rome, v. Mascardi, 1654. petite histoire de poitiers Connaissez-vous Guillaume Fierà-bras ou Tête d’Etoupe ? Saviezvous que la place d’Armes s’est appelée marché-Vieux avant d’être la place du maréchal-leclerc ? Aviez-vous aperçu les vestiges de l’église Saint-michel, cachés sous un escalier du bas de la rue des Feuillants ? Si vous répondez non à au moins une de ces questions alors nous vous conseillons de lire Petite Histoire de Poitiers (Geste éditions, 158 p., 8 €). Daniel Clauzier retrace les événements de la ville depuis l’installation des Pictons entre le ive et le iie siècle avant notre ère jusqu’à nos jours. H. R. le cannaBis et sa consoMMation le dico de préhistoire Enseignant universitaire et chef de service au centre hospitalier psychiatrique Henri laborit de Poitiers, Denis Richard vient de publier un livre sur le cannabis et sa consommation (Armand Colin, coll. «128»). Il envisage les problèmes sanitaires et sociaux aigus induits par cette drogue, devenue plus dangereuse qu’il y a trente ans. En effet, elle est consommée de plus en plus jeune et largement répandue dans la société. Par ailleurs, on sait augmenter la quantité en THC des plantes par sélections génétiques et variations environnementales : elle a globalement doublé entre 1993 et 2004. Accessible à tous ceux qui veulent s’initier à la préhistoire ou se familiariser avec la discipline, André Debénath, professeur émérite à l’Université de Perpignan, a conçu Le Dico de préhistoire. Charente et Charente-Maritime (le Croît vif, 2009, 264 p., 25 €). Il y présente les sites-clés de ces départements mais aussi les aspects culturels (l’art, les sépultures…), la vie quotidienne préhistorique (les armes, les outils…) et les chercheurs qui ont fait progresser les connaissances en préhistoire charentaise tels François bordes (1919-1981), jean Piveteau (1899-1991) ou Etienne Patte (1891-1987). 116 ■ L’ActuALité Poitou-chArentes ■ n° 85 ■ Itinéraires québécois en charente-Maritime s ophie Besnier retrace les prémices de la Nouvelle-France du xvi e siècle jusqu’à sa cession à l’Angletterre en 1763. Assistante de conservation du patrimoine, l’auteure évoque l’histoire des émigrants vers le Canada, originaires de l’Angoumois, de l’Aunis, de la Saintonge ou du Poitou. Le lecteur est invité à suivre cinq itinéraires des principaux centres de Charente-Maritime, Brouage, Royan, La Rochelle, Rochefort, les îles et Marennes qui ont favorisé des liens privilégiés avec la Nouvelle-France. «Je voulais donner le goût de l’aventure transatlantique aux visiteurs québécois qui retrouvent leurs racines ainsi qu’aux touristes curieux de notre patrimoine départemental», s’enthousiasme Sophie Besnier. Issu d’un travail réalisé au sein du département d’histoire de l’Université de La Rochelle, cet ouvrage (publié avec le soutien du Département, Geste éditions, 194 p., 25 €) est aussi ponctué d’anecdotes et de documents inédits que Sophie Besnier a rapporté de ses voyages au Canada. H. R. ile de ré Deux amoureux de Ré la blanche, le photographe jacques boulay et l’écrivain Robert béné, montrent les multiples facettes de cette île à la mode. Parmi les publications récentes, et elles sont nombreuses, médiocres, tape-à-l’œil, c’est de loin le plus beau livre d’images. Chasse-marée/Glénat, 432 p., 30 e le castruM d’andone la résidence des comtes d’Angoulême, le Castrum d’Andone, est la seule demeure princière de la seconde moitié du xe siècle exhaustivement fouillée en France. luc bourgeois, maître de conférences en archéologie médiévale à l’Université de Poitiers, publie une synthèse des fouilles. Il reprend une partie des résultats obtenus par André Debord, qui dirigea le chantier à partir de 1971, tout en marquant quelques divergences d’interprétation. l’inventaire richement illustré des volumes architecturaux, pièces de mobilier et textes régionaux contemporains permet une meilleure compréhension de la vie quotidienne des puissants au xe siècle. H. R. Une résidence des comtes d’Angoulême autour de l’an Mil : le castrum d’Andone, sous la direction de luc bourgeois, Publications du Centre de recherches archéologiques et historiques médiévales (CRAHm), 2009, 564 p., 55 e pierre loti herborise l es éditions Bleu autour (SaintPourçain-sur-Sioule) publient en septembre 2009 Pierre Loti dessinateur. Une œuvre au long cours. Alain QuellaVilléger et Bruno Vercier ont réuni près de 500 dessins qui font le tour du monde, presque une intégrale, nomade et largement inédite, de l’écrivain. Loti commença tôt à dessiner, comme il herborisa précocement – deux manières d’ailleurs de retenir le temps qui passe et de tenir un journal. En témoignent ces feuillets de jeunesse, qui associent fleur séchée, croquis fantaisiste et calligraphie égyptisante ayant vocation au secret. D’autre part, rappelons que ces deux auteurs ont entrepris l’édition intégrale critique du Journal de Pierre Loti (acquis en 2008 par la ville de Rochefort). Deux volumes ont paru aux Indes savantes, couvrant les années 1868-1878 et 1879-1886. herbier de 1868 (collecte en Bretagne). coll. christiane pierre-loti-viaud. Bestiaire d’aMour Gabriel bianciotto, professeur émérite de littérature et de langue médiévales à l’Université de Poitiers, directeur honoraire du Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, publie une étude du Bestiaire d’amour et de la Response du bestiaire de Richard de Fournival, œuvre dans laquelle le poète, médecin, ecclésiastique et alchimiste établissit une comparaison entre les animaux et les amoureux à travers un étrange échantillonnage d’histoire naturelle médiévale (éd. Honoré Champion, 422 p., 14 e). Gabriel bianciotto propose une traduction de ce texte du xiiie siècle écrit en ancien picard, augmenté d’un important appareil critique, et remet ainsi à jour pour le lecteur moderne une célèbre production littéraire du moyen Age. ■ L’ActuALité Poitou-chArentes ■ n° 85 ■ 117 5 ans de guerre dans les jupons de ma mère s i ce n’est déjà fait, lisez vite ce livre sans prétention, qui décrit d’une manière vivante et vraie la vie d’un village poitevin à l’heure allemande. L’auteur y met en scène ses souvenirs de dernier enfant d’une famille modeste et courageuse. Le père était un ouvrier gaulliste ; les rigueurs du temps avaient contraint la mère, qui détestait le Maréchal, à rester à la maison et conduit le fils aîné à gagner l’Angleterre tandis que la grande fille était emprisonnée pour avoir tracé le V de la victoire sur les véhicules allemands stationnant dans ce village, proche de Poitiers. Ce qui n’empêchait pas le grand père, c’est toute l’ambiguïté des périodes confuses, de rester fidèle au vainqueur de Verdun. Les Allemands ne sont pas présents à toutes les pages, mais juste assez pour donner le ton. La considération qu’on leur portait est à la mesure des noms dont on les affublait : «Boches», «Frisés», «Fridolains», ce dernier était aussi le nom du cochon qu’on élevait et tuait clandestinement. La résistance à l’occupant était présente par la rumeur qui tenait lieu d’information quand la presse aux bottes restait silencieuse : c’est ainsi que parvint la nouvelle de l’arrestation des membres du réseau Renard, parmi lesquels le curé du pays qui n’est pas cité, mais il s’agit de Daniel Bonnin, desservant de Smarves, et de sa jeune sœur qui avait, elle aussi, participé à l’opération «V de la Victoire» ; deux moines de l’abbaye de Ligugé furent également arrêtés ainsi que beaucoup d’autres. C’est très discrètement qu’on découvre que cette maman, qui avait le plus grand mal à nourrir sa petite famille, profitait des visites de ravitaillement qu’elle rendait à ses parents dans les communes voisines pour faire franchir la ligne de démarcation aux messages que lui confiait la résistance et qu’elle dissimulait dans la pompe de sa bicyclette. En dépit du danger, des menaces et de l’angoisse qui en découle, la famille s’efforçait de vivre normalement et l’auteur décrit les travaux et les jours, parle des métiers disparus, de l’école, des succès scolaires de la fille cadette qui apprend à lire à son petit frère. Celui-ci usait du patois, comme tous les enfants de la campagne à l’époque, moyen d’expression sévèrement combattu par les maîtres de la République, qui avaient pour mission de leur ouvrir le chemin de l’émancipation sociale, c’est-à-dire du certificat d’études. Mais Olivier Dantan n’a pas résisté au plaisir de nous transmettre quelques-uns de ces mots si imagés, si pittoresques, souvent si poétiques, comme les «chails», le «garouille», les «javelles», et d’éclairer ses lecteurs sur le sens de phrases du genre : «le drôle qui boulite pendant que la tante tire les vaches». C’est un ouvrage qui n’a pas l’ambition d’être un livre d’histoire mais qui rend parfaitement l’atmosphère d’une époque et c’est déjà rendre un bel hommage à l’Histoire. On regrettera toutefois l’abus des retours à la ligne qui nuisent un peu à la lecture et à l’unité de l’ensemble. J.-H. C. Par olivier Dantan, Geste éditions, 2009, 198 p., 20 e l’amant des heures grises M aurice Mamon situe son dernier roman, L’amant des heures grises, à Poitiers durant l’Occupation. C’est l’histoire d’un Don Juan en herbe (il a quatorze ans) qui a fait ses classes dans le lit des amies de sa mère. Celle-ci, douée d’une très forte personnalité, ardente féministe, s’est faite la complice discrète et active de cette éducation hédoniste, dans le but de conforter la «santé morale, psychique et physique» de son rejeton. Mais, dans ce domaine comme dans d’autres, «science sans conscience n’est que ruine de l’âme», aussi Sonia, la bienveillante maman, a-telle soigneusement veillé à la formation intellectuelle de son enfant. C’est donc armé d’une culture éblouissante, voire étonnante pour son âge, que Boris part à la conquête des bigotes et cagotes de la ville endormie : proprement subjuguées, elles succombent toutes, ou presque, filles et mères. Au point que l’auteur va jusqu’à prétendre qu’on ne peut parcourir trois mètres dans la rue Gambetta sans croiser une de ses victimes ! On ne saurait en vouloir à Maurice Mamon d’avoir convoqué l’Histoire pour étoffer son intrigue, bien au contraire, mais on peut lui faire le reproche d’avoir conservé les noms véritables de certains personnages en place. C’était risqué et, de fait, on ne reconnaît guère dans le Mgr Mesguen qu’il nous peint, le prélat, pétainiste, compassé, adepte d’une morale rigide et austère, qu’il fut en réalité. Plus équivoque encore, est la présence de ce commissaire de police, métamorphosé, pour la circonstance, en héros de la Résistance, alors qu’il était à la tête d’un service responsable de l’arrestation et de l’exécution, qu’il ne pouvait ignorer, de nombreux patriotes. On pardonnera à l’auteur d’avoir commis quelques erreurs vénielles dans l’évocation du réseau Renard, pour lui savoir gré d’avoir donné une très belle image de l’un de ses membres, le Père Lambert, moine bénédictin de Ligugé, qui mourra en déportation avec Louis Renard et ses amis. On prend du plaisir à lire cet ouvrage bien écrit, en dépit de quelques maladresses et de quelques anachronismes. Jean-Henri Calmon 1940-1944 à Poitiers. L’amant des heures grises, de Maurice Mamon, Geste éditions «témoignage», 2009, 384 p., 22 e 118 ■ L’ActuALité Poitou-chArentes ■ n° 85 ■ livres zozo, chômeur éperdu z ozo vient d’un temps, pas si lointain, où l’on pouvait vivre sans travailler, sans en avoir honte et sans déprimer. Avant la crise et les discours rabat-joie qu’on n’a cessé d’enfoncer dans le crâne des gens depuis la fin des années 1970. Zozo respire la joie de vivre. Bon, il tête un peu trop la bouteille mais cela ne révèle aucune déviance dans une époque où l’on pousse le café matinal d’une petite gnôle. Il ne clame pas «Abolition du salariat !» ou «Vive la Sociale !», trop rustique le garçon. Il se contente d’un «Mort aux vaches !» dans le dos des gendarmes. Jamais sorti de son canton – Couhé-Vérac dans la Vienne – dont il connaît le moindre recoin comme tout braconnier qui se respecte. Seul problème, c’est un piètre chasseur. Son fusil n’atteint jamais la cible et, si par hasard cela arrivait, l’affaire serait commentée dans tout le village. Heureusement, il nourrit chaque année un cochon, toujours nommé Pinder, qui donnera son pesant de jambons, rôtis, boudins, pâtés, rillettes… Sans vergogne, Zozo vit aux crochets de la société. Fieffé cossard et fier de l’être, il réussit à conserver ce statut qui exige de l’imagination et un certain talent : chômeur professionnel. Le travail c’est pour les autres. Et si les autres ne lui lancent pas des pierres c’est parce qu’il les amuse. Zozo n’est pas un demeuré. Il sait broder des histoires extravagantes à partir du moindre événement. Il aurait fait merveille à la radio. Donc, souvent on pardonne à l’antisocial parce que sans lui on s’ennuierait certainement. Mais on se méfie toujours un peu : «Faites du bien à un vilain, il vous fait dans la main.» J.-L. T. Zozo, chômeur éperdu, de bertrand redonnet, Le temps qu’il fait, 112 p., 16 e Michel lis le jardinier De retour en Saintonge, le célèbre chroniqueur jardinier ne lâche pas la plume. Dans Mes saisons en Saintonge (éd. bonne Anse, 140 p., 20 e), il donne dans la forme brève avec ce qu’il faut de bon sens, d’humour et de piquant. En juste retour, ce livre vient de récolter le grand prix 2009 de l’Académie de Saintonge. michel publie également chez Geste éditions : Les Jardins de chez nous, entre mer et campagne (256 p., 17 e) et Le Carnet de bord du jardinier (140 p., 12,90 e). pérochon toMe 3 l’écrivain originaire du Poitou eut le prix Goncourt en 1920 pour Nêne, roman qui ouvre ce 3e volume des œuvres complètes rééditées par Geste éditions (692 p., 29 e) et préfacé par Eric Kocher-marboeuf. Suivent trois romans sur la condition paysanne au début du xxe siècle : La parcelle 32, Bernard l’ours et la torpédo-camionnette, L’eau courante. la cuisine des plantes sauvages Soupe à la bourrache, verrines de chèvre à la bourrache, calamars aux orties, tomates farcies aux orties, salade de roses trémières aux figues, cailles aux salicornes, pommes de terre farcies à la mauve sylvestre, confit de berce, mousse de glands de chêne vert… Comment résister à la poésie toute gastronomique de ces plantes sauvages ? mais d’abord il faut apprendre à les reconnaître. C’est ce que proposent Anne Richard et Pierre Vaillant dans ce livre : 45 plantes sauvages comestibles du littoral charentais sont présentées et déclinées en 80 recettes. Geste éditions, 196 p., 17 e l’affaire du noyé de poitiers s ur un fond de manifestations anti Front national, ce roman policier raconte une enquête menée par un apprenti détective, Gregorio Valmy. Las de sa vie d’expert comptable, le jeune homme décide un jour de s’emparer d’un fait divers pour mener sa première enquête. Inspiré d’un fait réel – le corps d’un homme retrouvé noyé à Poitiers –, Patrick Amand imagine une histoire complexe à cet octogénaire. Anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, résistants et combattants de la guerre d’Indochine dévoilent leur passé à Valmy, dans une actualité bouillante dont tout le monde se souvient : la présence au second tour des présidentielles de Jean-Marie Le Pen. Engagé par un couple de jeunes hommes, dont l’un est le fils du noyé, le détective retrace en Normandie le passé de ce mystérieux Aurélien Dumont. Ce roman policier à l’écriture légère, parfois confus, offre une vision assez caricaturale de tous ces protagonistes. Du policier accusant le premier SDF venu, à l’ancien combattant trop porté sur la bouteille, en passant par la jolie secrétaire facile à glisser dans son lit, ce polar de Patrick Amand se lira aisément à la plage. Camille Lecoq L’affaire du noyé de Poitiers, de Patrick Amand, Geste éditions, «le geste noir», 184 p., 15 e ■ L’ActuALité Poitou-chArentes ■ n° 85 ■ 119

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